Waste-to-chemicals : Air Liquide, AkzoNobel, Enerkem et le Port de Rotterdam lancent un projet d’usine

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Un consortium d’entreprises comprenant Air Liquide, AkzoNobel, Enerkem et le Port de Rotterdam a signé un accord pour le développement d’une usine Waste-to-Chemistry à Rotterdam (Pays-Bas). Etant « la première du genre en Europe », cette installation permettra de transformer des déchets mixtes en produits chimiques renouvelables. Le coût total du projet est estimé à 200 millions d’euros. L’accord venant d’être signé par les partenaires vise à sécuriser un financement initial de 9 M€ couvrant la création de la coentreprise dédiée, l’obtention des permis de construction et l’ingénierie détaillée. « Il s’agit d’un important jalon pour le projet et d’un grand pas vers l’établissement d’une industrie chimique circulaire durable », affirme Marco Waas, directeur R&D et Innovation d’AkzoNobel Specialty Chemicals, entreprise coordinatrice du consortium industriel.

Produire 220 000 t/an méthanol renouvelable

Construite dans la zone Botlek du Port de Rotterdam, l’installation permettra la transformation de 360 000 tonnes par an de déchets mixtes non recyclables (dont des matières plastiques) en 220 000 t/an de méthanol « vert ». Envisagé dès 2014 puis officialisé en octobre 2016, la future usine s’appuie sur le procédé propriétaire de gazéification d’Enerkem. Dotée de deux lignes de production, elle aura une capacité de traitement deux fois supérieures à celle de l’usine à échelle commerciale d’Enerkem à Edmonton, au Canada. L’installation permettra de réduire les émissions de CO2 d’environ 300 000 tonnes. Elle bénéficiera des infrastructures du Port de Rotterdam ainsi que des synergies avec Air Liquide (grandes industries) pour l’oxygène et, avec AkzoNobel, pour l’hydrogène.

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