Vers une bioraffinerie à base de coproduits d’amande ?

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La Collective des Amandes de Californie (coopérative américaine représentant les producteurs d’amandes) envisage de valoriser les coproduits d’amande pour des applications à haute valeurs ajoutée. L’organisme envisage d’utiliser les cosses, les coquilles et autres déchets ligneux issus de la production d’amandes pour alimenter une bioraffinerie. En 2015, l’industrie des amandes de Californie a généré 850 000 tonnes de noyaux, 1,7 millions de tonnes de cosses et 600 000 t de coques.

A ce jour, les coproduits issus de l’industrie des amandes font déjà l’objet d’une valorisation par d’autres applications industrielles. Par exemple, les cosses sont valorisées pour l’alimentation du bétail, les coques sont réutilisées en tant que litière tandis que les résidus ligneux servent à produire de l’énergie.

Vers une valorisation à plus haute valeur ajoutée

L’application du principe de bioraffinerie permettrait une valorisation à plus haute valeur ajoutée des coproduits issus de l’amande. En ce qui concerne les coproduits charnus, ils pourraient servir pour l’extraction de principes actifs (cosmétiques ou pharmaceutiques), à la production de biopesticides et d’engrais (par digestion de la biomasse) ou encore à l’obtention de bioplastiques et de produits chimiques biosourcés (par conversion biochimique). Quant aux résidus ligneux, ils sont susceptibles de servir pour la production d’engrais, de compost, de charbon végétal (biochar) ou encore de biocarburants. Dans le même esprit, les amandiers en fin de vie pourraient être recyclés et être utilisés en tant qu’intrant pour améliorer la qualité du sol.

Actuellement, la majorité des bioraffineries aux Etats-Unis sont davantage dédiées à la production d’énergie. Le gouvernement américain avait attribué en 2014 des contrats fédéraux à trois entreprises : Emeraude Biocaburants, Fulcrum Energy et Red Rock Biocarburants. Elles ont bénéficié d’investissements du gouvernement fédéral pour la construction de bioraffineries, en vue de la production de 380 millions de litres de biocarburant qualité militaire.

 

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