Valorisation de CO2 : Avantium rachète Liquid Light

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La société néerlandaise Avantium annonce l’acquisition des actifs de Liquid Light, une start-up américaine réputée pour ses développements dans le domaine de l’électrochimie, en particulier avec une technologie exclusive de fabrication de produits chimiques à partir de CO2. Liquid Light et Avantium vont ainsi pouvoir connecter leurs plateformes pour proposer une offre de technologies d’électro-catalyse utilisant le CO2 comme matière première pour produire des produits chimiques et des matériaux durables.

Liquid Light a été créée en 2008 par un spin off de l’Université de Princeton (Etats-Unis) en 2008. Depuis, la société a investi plus de 35 millions de dollars sur des technologies d’électrochimie à faible consommation d’énergie pour convertir le CO2 en produits chimiques majeurs. La société a déposé plus de 100 demandes de brevets, dont plus de vingt ont été d’ores et déjà accordées. Son portefeuille de brevets couvre des building blocks à grands volumes comme l’acide oxalique, l’acide glycolique, l’éthylène glycol, le propylène, l’isopropanol, le méthacrylate de méthyle et l’acide acétique pour la production de polymères, de revêtements ou de cosmétiques.

L’émergence de l’électro-catalyse
Avantium estime que le domaine de l’électro-catalyse, basé sur une association de l’énergie électrique et de la catalyse, pour stimuler des réactions chimiques, est une voie émergente dans l’industrie chimique. Or la technologie permet aussi l’utilisation d’énergie renouvelable – notamment en provenance de parcs éoliens ou de panneaux solaires dont l’intermittence est parfois difficile à gérer – pour garantir une empreinte carbone significativement améliorée.

Le plus de la voie électrochimique de Liquid Light
La technologie de base de Liquid Light repose sur le principe de la réduction électrochimique du dioxyde de carbone. Le procédé est en cours de développement pour la production de monoéthylène-glycol (MEG), un produit chimique de grande consommation correspondant à un marché mondial de 27 milliards de dollars. Il convertit d’abord le dioxyde de carbone en un intermédiaire à deux carbones, oxalate ou acide oxalique. L’oxalate est ensuite converti en MEG dans une étape de procédé distincte. Liquid Light estime que son procédé permettra d’accéder à des coûts de production inférieurs à ceux proposés par les procédés traditionnels sur base fossile. Les matières premières utilisées par Liquid Light sont donc le CO2, l’électricité et l’eau. Des catalyseurs métalliques sont également nécessaires au bon fonctionnement du procédé.

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