Valorisation chimique du bois : Feu vert pour le programme Bioforever

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Exemple d'application de la lignine dans les bétons.
Exemple d’application de la lignine dans les bétons.

Le groupe norvégien Borregaard est l’une des 14 entreprises européennes qui participent à Bioforever, un projet de démonstration pour la conversion de bois en produits chimiques à valeur ajoutée.

Le projet a reçu un financement de 9,9 millions d’euros de la part du partenariat public-privé PPP BBI, un programme qui s’inscrit dans le cadre de l’UE Horizon 2020. De son côté, Borregaard précise qu’il recevra 8,5 millions de couronnes norvégiennes (0,9 M€).

Bioforever pour « BIO-based products from FORestry via Economically Viable European Routes »

Bioforever, qui est l’acronyme de « BIO-based products from FORestry via Economically Viable European Routes », a débuté officiellement le 1er septembre pour une durée de trois ans. Son objectif est de comparer différentes méthodes de pré-traitement de bois tels que l’épicéa, le peuplier et le bois de démolition, pour la production de produits chimiques. Le procédé de pré-traitement Bali de Borregaard sera l’une des méthodes étudiées. En tête des critères de comparaison figureront la qualité du produit final (pour les filières sucre et lignine) et la rentabilité des différentes méthodes.

Le projet Bioforever vise également à démontrer que la filière sucre peut être utilisée pour la production de produits chimiques tels que le butanol, l’éthanol, l’acide furane dicarboxylique (FDCA) et des enzymes. Le butanol et FDCA étant pressentis pour la production de bioplastiques capables de se substituer à des matières plastiques fossiles dans des emballages en PET. En outre, de nouvelles applications seront recherchées pour la lignine. Pour l’heure, lorsqu’elle n’est pas brûlée, cette substance est principalement valorisée dans des domaines tels que l’agriculture, la pêche, la construction et les batteries.

14 participants dont les Français Novasep et Suez
Le budget total du projet est de 16,2 millions d’euros. Outre Borregaard, les 13 autres entreprises participantes sont : API Europe (Grèce), Avantium Chemicals (Pays-Bas), Bioprocess Pilot Facility (Pays-Bas), Bio Refinery Development (Pays-Bas), DSM (Pays-Bas), Elkem Carbon ( Norvège), Green Biologics (Royaume-Uni), MetGen (Finlande), Nova Institute (Allemagne), Novasep Process (France), Phytowelt, Green Technologies (Allemagne), Port de Rotterdam (Pays-Bas) et Suez (France) .

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