Un procédé vert du LGC de Toulouse industrialisé par Sofradim

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A partir de décembre 2015, une compresse chirurgicale innovante conçue au sein du Laboratoire de Génie Chimique (LGC, UMR CNRS/UT3 Paul Sabatier/INP Toulouse ) avec l’appui scientifique d’une équipe d’enseignants-chercheurs de l’INP-ENSIACET, sera commercialisée par Sofradim Production, filiale du groupe Medtronic.

Issue des recherches en chimie verte, la nouvelle compresse est hémostatique, et arrête donc le saignement des tissus qui suturent difficilement. Elle est également biorésorbable et peut être laissée sans danger à l’intérieur du corps humain.

Cette nouvelle compresse ne contient aucune trace de produits chimiques. En substitution des solvants utilisés habituellement pour sa fabrication par oxydation des tissus de cellulose, les chercheurs du LGC ont utilisé à la place du CO2 supercritique.

Un exemple de Green Process Engineering

Dénommée Green Process Engineering, cette chimie du futur devrait se développer fortement dans l’avenir.

Les 109 enseignants-chercheurs du LGC, laboratoire adossé à l’INP-ENSIACET, travaillent précisément sur cette chimie du futur : réactions chimiques, bioprocédés, procédés électrochimiques, génie industriel, etc.

En 2005, les chercheurs du LGC et ceux du CERMAV (UPR CNRS) de Grenoble avaient breveté un procédé d’oxydation de la cellulose basé sur l’utilisation du CO2 supercritique. Ce brevet avait été licencié en 2006 par Sofradim Production, qui avait lancé des études avec les 2 laboratoires afin d’industrialiser le procédé et de permettre la fabrication de dispositifs médicaux hémostatiques biorésorbables.

LINP Toulouse rappelle qu’il gère un portefeuille actif de 100 brevets, dépose en moyenne 12 nouveaux brevets par an, et gère actuellement 750 contrats de recherche partenariale, représentant chaque année 15 millions d’euros de ressources externes.

Source INP-ENSIACET

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