Un pas de plus vers l’industrialisation pour CIMV

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La Compagnie industrielle de la matière végétale (CIMV) poursuit son développement. Créée en 1998, celle-ci a mis au point un procédé de raffinage végétal permettant de séparer et de valoriser les trois principaux constituants de la matière végétale : biolignine, cellulose et sirops de sucres. Pour cela, elle utilise des ressources non-alimentaires comme la paille de céréales, les bagasses de canne à sucre et de sorgho sucrier ainsi que des plantes à fibres ou des déchets forestiers. Aujourd’hui, cette technologie est protégée à l’international via sept brevets. CIMV souhaite maintenant passer à l’étape supérieure en industrialisant ce procédé. Elle prévoit d’installer sa première unité de production à Loisy sur Marne (Marne). Si le groupe n’a pas de calendrier précis, la construction pourrait peut-être démarrer à l’horizon 2014, selon une porte-parole du groupe. Mais tout dépend des financements obtenus. L’unité devrait être ensuite mise en service deux ans après la pose de la première pierre. Celle-ci produira simultanément de la pâte à papier verte (pour la fabrication de papier couché ou à impression/écriture), de la biolignine (destinée au marché des adhésifs industriels pour les panneaux de bois ) et des sirops de sucres, utilisés comme agents tannants et texturants pour l’alimentation animale. Une fois opérationnelle, l’unité emploiera 115 personnes. CIMV prévoit aussi d’élargir ses horizons géographiques avec d’autres unités de ce type à l’international, mais ne souhaite pas communiquer davantage sur ces projets. Pour mettre à bien ces objectifs, le groupe vient de signer un accord de coopération avec le spécialiste français de l’ingénierie et de la construction Technip. Ce dernier accompagnera CIMV dans la construction de sa future unité. Il travaille déjà avec la société française depuis cinq ans, en particulier sur l’ingénierie du procédé. Il a également mis en place une force commerciale pour la promotion à l’international de la technologie, notamment aux États-Unis. D’un effectif d’une vingtaine de personnes, CIMV dispose actuellement d’un siège social à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), d’un laboratoire de R&D à Toulouse (Haute-Garonne) et d’un pilote de démonstration à Pomacle (Marne). Mis en route en 2006, il est notamment utilisé dans le cadre du projet Biocore, lancé en mars 2010. Ce dernier vise à mettre au point une bioraffinerie lignocellulosique permettant de produire des carburants et produits chimiques à partir de résidus agricoles et forestiers. Il est coordonné par l’Institut national de recherche agronomique (INRA), DSM et CIMV.

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