Un observatoire européen pour tracer la bioéconomie

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Máire Geoghegan-Quinn, membre de la Commission chargé de la recherche, de l’innovation et des sciences, a annoncé à la mi-février que la Commission européenne allait instituer un observatoire pour « recenser les progrès accomplis et mesurer l’impact du développement de la bioéconomie dans l’Union », sans préciser les moyens qui lui seront alloués. L’observatoire recueillera des données pour suivre l’évolution des marchés et répertorier les politiques européennes, nationales et régionales, les moyens de recherche et d’innovation et les investissements publics et privés en matière de bioéconomie. Il sera coordonné par le Centre commun de recherche, le service scientifique interne de la Commission. « Cela fait maintenant un an que nous avons lancé notre stratégie bioéconomique et nous constatons que certains États membres exploitent désormais les possibilités offertes par la transition vers une économie de l’après-pétrole fondée sur une utilisation rationnelle des ressources terrestres et maritimes. L’action des États est essentielle, car elle sera bénéfique pour notre environnement, notre alimentation et notre sécurité énergétique ainsi que pour la compétitivité de l’Europe à l’avenir, et cet observatoire favorisera une telle dynamique » a déclaré Mme Geoghegan-Quinn.

Démarrage des travaux en mars 2013

L’observatoire, institué sous la forme d’un projet triennal, commencera ses travaux en mars 2013 afin de mettre les données recueillies à la disposition du public sur un portail Web spécifique en 2014. De cette façon, l’observatoire soutiendra les stratégies régionales et nationales actuellement élaborées en matière de bioéconomie par les États membres de l’UE.

Parallèlement à la fourniture de données sur la taille de la bioéconomie et de ses secteurs constitutifs, l’observatoire doit réaliser un certain nombre de mesures de la performance, y compris à l’aide d’indicateurs économiques et d’emploi, d’indicateurs d’innovation et de mesures de la productivité, du bien-être social et la qualité de l’environnement. Il aura aussi une fonction de «veille technologique» et de «veille stratégique» consistant à suivre l’évolution des sciences et des technologies ainsi que des politiques relatives à la bioéconomie.

On estime que la bioéconomie pèse déjà 2 000 milliards d’euros et emploie 22 millions de personnes en Europe et la Commission envisage de former un nouveau partenariat public-privé sur les bio-industries pour accélérer le développement du secteur. Une décision est attendue en juin 2013 à ce sujet.

Source Europa.eu

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