Stora Enso investit 94 M€ pour produire plus de celluloses de spécialités

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L’usine Enocell de Stora Enso produit notamment des pâtes de cellulose pour le textile.

Le groupe finno-suédois Stora Enso prévoit d’investir 94 millions d’euros en Finlande sur son segment « matériaux renouvelables » pour améliorer sa compétitivité et stimuler sa croissance. Dans le détail, 52 millions d’euros seront consacrés à une augmentation de capacité de production de pâte de cellulose soluble dans son unité d’Enocell en Suède. Et 42 millions d’euros permettront d’améliorer la disponibilité de sa pâte CTMP (chimicothermomécanique) à Imatra.

« Nous continuons à conduire la transformation de notre société en direction des matériaux renouvelables » a déclaré Karl-Henrik Sundström, p-dg de Stora Enso qui table également sur une amélioration de la compétitivité de sa compagnie à l’export. Ce virage correspond pour bonne part à l’abandon de la production de pâte de cellulose pour des applications graphique (fabrication de papier) au profit de pâtes de spécialité au spectre plus large.

Plus de pâte soluble à Enocell

L’usine Enocell fait partie de la division Biomatériaux de Stora Enso. Elle sera entièrement convertie à la production de pâte soluble. La production plis traditionnelle de pâte de résineux sera progressivement abandonnée après l’investissement. En revanche, l’usine aura une capacité de production totale de pâte soluble de 430 000 tonnes par an, dont 185 000 tonnes à partir de feuillus et 245 000 tonnes à partir de résineux. L’investissement devrait être terminé au cours du second semestre de 2019. Il devrait dépasser l’objectif de rentabilité de la division Biomatériaux, à savoir atteindre un rendement opérationnel sur le capital d’exploitation (ROOC) de 15% et avoir un impact positif sur les ventes.

La pâte soluble est utilisée comme matière première pour remplacer le coton et des matériaux fossiles, tels que le polyester. Le segment des pâtes soluble croît annuellement au-dessus de la moyenne de l’industrie. Cette croissance est tirée par une demande accrue pour des applications non tissées, et pour des tissus de type viscose dans l’industrie textile.

« Notre objectif est d’améliorer notre mix de pâtes de cellulose pour différencier et sécuriser notre compétitivité sur le long terme. Dans nos usines de pâte nordiques, cela suppose de nous concentrer sur des qualités spéciales, telles que les fluff (propriétés absorbantes) et la pâte soluble. L’investissement permettra également à l’usine Enocell de devenir une bioraffinerie intégrée dans la production de nouveaux produits chimiques biosourcés », explique Markus Mannström, responsable de la division Biomatériaux de Stora Enso.

Plus de pâte CTMP à Imatra

Dans le cadre de l’investissement d’Imatra, usine qui fait partie de la division Consumer Board (division carton), Stora Enso prévoit d’installer une nouvelle unité de séchage et un pulpeur et d’agrandir son entrepôt de pâte CTMP. Cela vise à améliorer la disponibilité de la pâte CTMP et à favoriser la commercialisation de cellulose microfibrillée (MFC). En raison de sa haute résistance et de ses matières premières 100% renouvelables, la MFC est conçue pour remplacer des matériaux fossiles, tels que des plastiques dans une grande variété d’applications. Le projet devrait être achevé au premier semestre de 2019. L’investissement devrait dépasser l’objectif de rentabilité de la division Consumer Board, le rendement opérationnel du capital d’exploitation (ROOC) de 20% et avoir un impact marginal sur les ventes.

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