Stockage du CO2 : l’initiative 4 pour 1000 suit son cours

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Le ministre Stéphane Le Foll est à l'origine de l'initiative 4 pour 1000.
Le ministre Stéphane Le Foll est à l’origine de l’initiative 4 pour 1000.

Lancée par la France lors de la COP21 à Paris, l’initiative 4 pour 1000 continue sur sa lancée. Pour rappel, cette initiative propose d’augmenter le stockage du carbone dans les sols de 4 pour 1000 par an (0,4%), ce qui permettrait non seulement d’augmenter leur fertilité mais aussi de stabiliser la concentration en CO2 dans l’atmosphère. En effet, les émissions de gaz à effet de serre, provenant de l’utilisation de carbone fossile, représentent actuellement 8,9 milliards de tonnes de carbone /an. De leur côté, les sols du monde séquestrent déjà sous forme de matières organiques 2400 milliards de tonnes de carbone. Le rapport entre le carbone émis et le carbone stocké conduit bien à ce taux de 4 pour 1000.

« La proposition a pris forme » assurait le 21 octobre Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, lors d’une conférence de presse. 170 partenaires se sont d’ores et déjà ralliés à la cause, dont 30 états, des ONG, des industriels. Stéphane Le Foll a expliqué que l’initiative était en pour parler avec le Brésil et l’Inde, tandis que l’idée « faisait son chemin » en Chine. « Ce seraient des poids lourds intéressants à rallier » a-t-il ajouté.

Une initiative installée à Marrakech

A Marrakech, à l’occasion de la COP22 qui se déroulera du 7 au 18 novembre 2016, l’initiative va désormais entrer dans sa phase opérationnelle grâce à l’installation du conseil scientifique, composé de 14 membres venus de tous les continents, d’un consortium composé d’Etats membres et d’ONG, d’un secrétaire général exécutif en la personne de Paul Luu du CGIAR (groupe consultatif pour la recherche agricole internationale) et d’un forum d’entreprises.

Cette phase opérationnelle consistera surtout à mettre en relation des projets avec des financeurs, par exemple des Fonds de type AFD (Agence française de développement) ou Fonds vert pour le climat. « Nous allons rassurer les financeurs et donner du crédit aux initiatives » a ajouté le ministre pour insister sur le bien fondé de l’initiative.

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