SAS Pivert se lance sur le marché du biocontrôle

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Bâtiments de SAS Pivert.

Forte de ses compétences en chimie du végétal, la SAS Pivert se lance dans une nouvelle activité : les produits naturels pour la nutrition et la santé des plantes. « La SAS Pivert investira dans les 3 à 4 prochaines années entre 5 et 10 millions d’euros dans cette nouvelle activité, augmentant ainsi ses investissements de R&D de 20 à 30 % par an sur la période », a annoncé Gilles Ravot, directeur général de la SAS Pivert.

Pour structurer cette activité, un poste de Directeur du business développement a été créé et il est occupé par Aurélien Lejeune, arrivé en janvier 2017. Ancien chef de marché «phyto» chez Novance (devenue Oleon) et responsable des ventes de biodiesel et de glycérine chez Diester Industrie, Aurélien Lejeune connaît bien les enjeux liés au développement de produits biosourcés et sera chargé de développer la gamme produits. « Notre ambition est de proposer notre premier produit au marché dès 2021 et, à terme, de commercialiser une large gamme de solutions contre les insectes ravageurs, les adventices, les maladies fongiques mais aussi des biostimulants destinés à favoriser la croissance des plantes », détaille Aurélien Lejeune. L’objectif est de proposer aux professionnels et aux particuliers des solutions innovantes et respectueuses de l’environnement.

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Cette nouvelle activité axée sur la nutrition et la santé des plantes constitue un nouveau relais de croissance complémentaire du transfert de technologies, activité historique de la société picarde. « Grâce à nos compétences humaines en recherche et développement et aux outils que nous possédons au sein du Biogis Center, la SAS Pivert, dont l’ambition est de contribuer à une meilleure valorisation des productions agricoles, est tout à fait légitime pour se positionner sur ce marché en pleine expansion », ajoute Gilles Ravot.

Un marché du biocontrôle en croissance

Le biocontrôle a le vent en poupe. De 5 % en 2015, la part du biocontrôle dans le marché français de la protection des cultures devrait passer à 15 % à l’horizon 2020*. Et la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, Ségolène Royal, fait tout son possible pour amplifier le mouvement. Depuis le 1er janvier de cette année, dans le cadre de la loi de transition énergétique, l’usage des pesticides chimiques est interdit sur une grande partie des espaces ouverts au public. Dans deux ans, ce sera au tour des particuliers d’abolir l’usage de ces produits dans leurs jardins. Ainsi, alors que le biocontrôle avait traditionnellement des applications en arboriculture et dans la protection des vignes, le marché de la jardinerie est en train de s’ouvrir. Au delà, les acteurs convoitent le marché des grandes cultures à plus gros volume.

* source Ministère de l’agriculture. Consortium Biocontrôle.

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