Sacs plastiques : Carbios incite le gouvernement à aller plus loin

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La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a déposé un amendement adopté le 25 juin par l’Assemblée Nationale, dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la biodiversité. Le texte, propose de mettre fin à l’utilisation des sacs plastiques non réutilisables à compter du 1er janvier 2016. Ne sont pas concernés les sacs compostables (compostage domestique) et biosourcés pour les sacs dits « fruits et légumes », utilisés pour l’emballage des fruits et légumes, des poissons et des viandes. Leur production en France sera même encouragée.

Grâce à cet amendement, Ségolène Royal souhaite continuer dans la « logique de réduction des sacs plastique à usage unique », initiée il y a une dizaine d’années. Les grandes surfaces alimentaires ayant engagé un retrait progressif de ces sacs, leur nombre est déjà passé de 10 milliards en 2002 à 700 millions en 2011. En revanche, on distribue encore 12 milliards de sacs dits « fruits et légumes » dont 90% seraient d’ailleurs importés depuis l’Asie.

Une technologie de rupture pour dégrader les plastiques

Carbios, société innovante de chimie verte développant des technologies de pointe pour la valorisation des déchets plastiques et la production de biopolymères, s’est réjouit de l’adoption de cet amendement qui entre dans sa stratégie. Mais elle souhaiterait que cet amendement puisse s’inscrire dans un contexte plus global et qu’il soit étendu à tous les types de plastiques non biodégradables, qu’ils soient issus du végétal ou du pétrole.

D’ailleurs, sur ce sujet, la société ne se présente pas en défenseur des plastiques biosourcés, arguant que les matériaux biosourcés ne représentent aujourd’hui que de très faibles volumes (moins de 1% du marché des plastiques en Europe) et qu’ils ne sont pas tous compostables. En revanche, Carbios plaide pour un usage plus large de sa technologie qui vise la biodégrabilité de n’importe quel type de polymère constitutif du plastique, sans générer de distorsions de coût ou d’usage au quotidien.

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