Sacs bioplastiques: les producteurs céréaliers militent pour leur adoption

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L’association interprofessionnelle Passion Céréales, en partenariat avec le Club Bio-plastiques a fait un point sur la thématique des sacs biosourcés et biodégradables à l’occasion de l’édition 2015 du salon de l’agriculture. L’occasion de rappeler comment la filière s’intègre parfaitement dans l’économie circulaire prônée ces dernières années. Le développement de l’usage des sacs bioplastiques peut ainsi bénéficier à plusieurs acteurs de la bioéconomie. D’une part, au producteur céréalier via un approvisionnement en matières premières. « Avec le développement de projets de bioraffinierie, le secteur de la chimie, en particulier la filière des sacs bioplastiques offre de nouveaux débouchés aux agriculteurs. Il s’agit à la fois d’un enrichissement pécunier et intellectuel », assure Arnaud Rondeau, agriculteur dans l’Yonne et le Loiret. La croissance de l’usage des sacs biosourcés ou biodégradables bénéficie également au secteur de la plasturgie, comme le rappelle Jean-Marc Nony, directeur Environnement du fabricant de sacs plastiques SPhere : « Les sacs bioplastiques permettent non seulement de réduire l’impact environnemental vis-à-vis du fossile. Cela permettrait aussi de développer tout un pan de l’industrie de la plasturgie, via la création de 4 000 emplois en direct et en indirect ». Enfin, l’usage massif de sacs biosourcés et biodégradables se traduirait par une croissance de la production de biodéchets, offrant d’alimenter la filière du compost. « Le compost augmente la qualité des sols pour les cultures agricoles. Pour fournir du compost pour tous les agriculteurs en France, il n’y aurait besoin de valoriser que 15 millions de sacs bioplastiques chaque année », précise Thomas Colin, animateur du réseau national sur la collecte et la valorisation des biodéchets Compost Plus.

Une réglementation nationale dans le bon sens

En juin 2014, les pouvoirs publics ont voté un amendement visant à supprimer l’utilisation de sacs à usage unique issu de ressources fossiles, au profit de l’emploi de sacs d’origine renouvelable. « Ces textes législatifs ont été attendus par les acteurs du secteur des bioplastiques depuis 2006 », indique Christophe Doukhi de Boissoudy, président du Club Bioiplastiques. Avant de compléter : « Les textes à l’étude prévoient une suppression des sacs de caisse à usage unique à l’horizon 2016, et des sacs de fruits et légumes d’ici à 2017. Ils prévoient également la suppression totale des sacs oxo-fragmentables ». Une Commission mixte paritaire doit statuer sur la proposition de loi régulant notamment l’usage des sacs plastiques le 10 mars prochain.

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