Ressources 3G : Global Bioenergies finalise l’acquisition de Syngip

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Echantillon d'hydrocarbure liquide renouvelable.
Echantillon d’hydrocarbure liquide renouvelable.

Global Bioenergies vient de finaliser l’acquisition de Syngip, une start-up néerlandaise spécialisée dans la conversion de ressources carbonées gazeuses, telles que le CO2, le CO, ou des rejets industriels tels que le syngas (CO + H2), en composés chimiques d’intérêt industriel. L’annonce de cette opération remonte au 21 décembre dernier.

L’acquisition de Syngip est au coeur de la stratégie affichée par Global Bioenergies de diversifier les ressources utilisables dans son procédé Isobutène. « Notre focus est diversifier nos ressources pas nos molécules » estime Marc Delcourt qui pense avoir fait le bon choix avec l’isobutène qui couvre de larges applications tant dans les matériaux et la chimie que dans l’énergie.

Une diversification des ressources

A sa création en 2008, Global Bioenergies s’est d’abord penché sur la conversion en isobutène de sucres de première génération (de type saccharose et glucose issus de mélasses de betterave et de canne à sucre, de céréales…). Le procédé est aujourd’hui au stade du démonstrateur industriel à Leuna en Allemagne (capacité de 100 tonnes par an).

Des ressources de deuxième génération (sucres issus de la paille et de copeaux de bois) ont également été sélectionnées parce qu’elles présentent un coût moindre et une meilleure empreinte environnementale. La conversion de ces ressources de deuxième génération a été menée à bien d’abord en laboratoire, puis à l’échelle du pilote. Sur ce sujet Global Bioenergies a notamment noué des partenariats avec la société suisse Clariant et le consortium suédois composé de Preem (compagnie pétrolière), de Sekab (spécialiste de la production d’éthanol) et de Sveaskog (opérateur forestier).

Le recours à des ressources de troisième génération, de type CO2, est aussi devenu un enjeu stratégique à partir 2011. Avant ce rachat de Syngip, Global Bioenergies s’était déjà positionné sur le sujet par le biais d’une collaboration avec le néozélandais LanzaTech, leader mondial du domaine.

Un accès à des microorganismes qui transforment du CO2 et du CO

Pour ce qui est de Syngip, son procédé est basé sur un microorganisme propriétaire capable de métaboliser le dioxyde de carbone (CO2) et le monoxyde de carbone (CO), présents dans une gamme étendue de substrats abondants et très bon marché, comme les rejets industriels issus des aciéries. De nouvelles opportunités de partenariats devraient ainsi se dessiner avec ce type d’industriels qui recherchent activement de meilleures solutions pour traiter et valoriser leurs effluents. La technologie de Syngip est parvenue aujourd’hui à une maturité suffisante pour permettre d’implanter différentes voies métaboliques menant aux oléfines légères, et en premier lieu à l’isobutène, affirme Global Bioenergies. De son côté, Marc Delcourt assure que ce procédé sera concurrentiel dès 45 dollars le baril.

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