Rennovia en route vers le PA-6,6 à 100% biosourcé

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Rennovia, société californienne investie dans la chimie du végétal, a annoncé à l’occasion de la 6e édition de l’American Nylon Symposium qu’elle était désormais en mesure de produire de l’hexaméthylènediamine (HMDA) à partir de plusieurs types de ressources renouvelables. Cette nouvelle est importante car le groupe avait précédemment annoncé qu’il avait développé un procédé de production d’acide adipique à 100% biosourcé. Or HMDA et acide adipique sont les deux matières premières du polyamide-6,6. Leur disponibilité en version biosourcée permet donc d’accéder pour la première fois à ce polymère dans une version à 100% biosourcée. La société assure par ailleurs que les coûts de production de bio-HMDA devraient être de 20-25% inférieur à ceux des HMDA conventionnels d’origine fossile, avec un coût du capital nettement plus faible. En tout cas, Rennovia s’attaque à un marché conséquent. Plus de 1,4 Mt de HMDA serait produit chaque année au niveau mondial, ce qui représente un marché de plus de 4 milliards de dollars (3 Mrds €).

Un accès par la voie chimique

La particularité de Rennovia est de travailler sur des voies chimiques et non biotechnologiques. Pour ce faire, la société a développé une plateforme de criblage à haut débit qui lui permet d’identifier des catalyseurs capables de transformer des matières premières biosourcées en molécules chimiques d’intérêt. Plus avancé dans l’acide adipique, Rennovia en est actuellement au stade pilote, et envisage un passage en démonstrateur en 2014, avant une première production commerciale en 2018. Sur ce produit, il est concurrencé par des acteurs comme Verdezyne ou Genomatica qui ont choisi la voie fermentaire.

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