Renmatix en phase d’industrialisation grâce à BASF

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La start up américaine Renmatix va pouvoir entamer la phase d’industrialisation de son procédé Plantrose grâce à l’aide du groupe BASF. Les deux partenaires viennent de signer un « accord de développement conjoint non exclusif », alors que BASF soutient déjà la société depuis janvier 2012, à travers une mise de fonds de 30 millions d’euros dans le cadre d’un tour de table qui s’était élevé à 50 M$.

Le procédé proposé par Renmatix consiste à produire des sucres en C5 ou C6 à partir de biomasse non alimentaire, comme de la lignocellulose, à des coûts annoncés très bas. Ces sucres se destinent ensuite à la fermentation pour produire des produits chimiques variés. Ce procédé a la particularité d’utiliser de l’eau supercritique comme solvant pour déconstruire la matière végétale et en extraire des sucres à partir de la cellulose.

De l’importance des procédés

Anticipant la raréfaction de certaines matières premières d’origine fossile, le groupe BASF consacre aujourd’hui d’importants moyens de recherche à l’identification de procédés intéressants utilisant des matières premières alternatives, comme les matières premières renouvelables, le gaz naturel ou le CO2. Or selon le Dr Peter Schuhmacher, président du centre de compétences Process Research and Chemical Engineering : « le changement de matières premières ne sera possible que par des innovations de procédés qui permettent l’utilisation de sources alternatives ».

BASF a donc besoin de procédés tels que Plantrose pour réduire sa dépense au fossile. Pour cela le groupe déploie plusieurs stratégies. Fin septembre, il a lancé une OPA en vue d’acquérir le fabricant d’enzyme américain Verenium. En mai, BASF a été le premier à acheter une licence à Genomatica. Ceci lui permettra de construire sa propre unité de production de 1,4-butanediol biosourcé, avec un procédé déjà éprouvé. En parallèle, le numéro mondial de la chimie multiplie les partenariats. Avec Cargill et Novozymes, il travaille sur l’acide acrylique biosourcé. Avec Purac, il a déjà créé un joint-venture qui vise à produire de l’acide succinique biosourcé.

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