R&D : Covestro produit de l’aniline biosourcée

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Covestro est parvenu à la production d’aniline biosourcé en laboratoire grâce à un procédé utilisant des microorganismes. Crédit photo: Covestro

La société, anciennement connue sous le nom de Bayer MaterialScience, est parvenue à produire en laboratoire de l’aniline à partir de biomasse. Cette avancée a été possible grâce à la mise un point d’un procédé développé en partenariat avec Bayer et des acteurs allemands de la recherche académique (l’université de Stuttgart et le Centre de catalyse de l’université d’Aachen). Cette technologie s’appuie sur l’utilisation d’un microorganisme en tant que catalyseur, dans le but de convertir du sucre issu de la biomasse (maïs, paille bois) en précurseurs d’aniline (un composé habituellement dérivé du benzène d’origine fossile). « Être capable d’obtenir de l’aniline dérivée de biomasse est une autre étape vers des industries chimique et plastique moins dépendantes de matériaux fossiles et des fluctuations du marché », souligne Markus Steilemann, directeur commercial de Covestro. « Le procédé actuellement en développement emploie des matières premières renouvelables et produit de l’aniline avec une bien meilleure empreinte carbone qu’avec une technologie classique », complète Gernot Jäger, responsable de projet chez Covestro. L’ex-Bayer MaterialScience se revendique comme l’un des principaux producteurs d’aniline avec une capacité annoncée d’un million de tonnes par an (soit 1/5e de la production mondiale).

L’aniline, un précurseur du polyuréthane

L’aniline est une molécule pouvant servir de précurseur à la fabrication de mousse de polyuréthane rigide. Ces matériaux trouvent notamment des applications en isolation de bâtiments et de systèmes de réfrigération. Covestro cherche à obtenir des dérivés d’origine renouvelable pour l’ensemble de son portefeuille, comme l’illustre sa collaboration de R&D avec Reverdia sur les polyuréthanes thermoplastiques partiellement biosourcés. Et le groupe allemand ne se contente pas de la biomasse et entend s’appuyer sur l’usage de CO2 en tant que matière première à la place de pétrole. Il propose depuis 2016 une mousse de polyuréthane flexible comprenant 20 % de CO2.

 

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