Quelle compétitivité pour la bioéconomie en 2050 ?

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FV competitivite_et_soutenabilitePubli-information : « Compétitivité et soutenabilité de la bioéconomie à l’horizon 2050 » c’est le titre d’un tout nouveau livre de Pierre-Alain Schieb et Mohamed Majdi Chelly, publié aux éditions l’Harmattan.

L’avènement d’une bioéconomie et en particulier la substitution des ressources fossiles par des ressources renouvelables paraissent éminemment souhaitables, tant du point du vue de la pression démographique que de l’épuisement progressif des ressources non renouvelables et de leurs effets sur le changement climatique. L’originalité de cet ouvrage est de mettre en évidence les influences possibles à l’horizon 2050 des prix de l’énergie et de leurs variations sur des ressources renouvelables qui peuvent provenir de productions agricoles alimentaires ou non alimentaires, voire de déchets municipaux et ceci par l’entremise de différentes technologies.

Trois scénarios sont testés pour le monde et plus particulièrement pour l’Europe avec l’aide du modèle GCAM BIOTECH 3.2 et ont permis de dégager un grand nombre de résultats, certains inattendus. Le premier scénario teste les impacts d’un prix du pétrole relativement bas à 45 US $ le baril. Le second scénario consiste à simuler les effets d’un prix du baril de pétrole en hausse à 80 US $. Le troisième est un scénario de rupture marqué par un début d’exploitation du gaz de schiste en Europe à partir de 2020, ce qui aurait un effet puissant sur la consommation de gaz (+41%) et freinerait la consommation de charbon. Les résultats très détaillés du modèle GCAM BIOTECH 3.2 vont nourrir les réflexions des décideurs et des divers acteurs du secteur de la bioéconomie, ainsi que celles des investisseurs, des analystes et des concepteurs de politiques publiques.

Les auteurs

  • Pierre-Alain Schieb est président de Backcasting SAS, consultant et ancien chef des projets de l’OCDE sur l’Avenir. Il exerce dans le domaine de la prospective stratégique, des nouvelles technologies, de l’innovation et des risques.
  • Mohamed Majdi Chelly est ingénieur d’études au sein d’un grand groupe de l’énergie. Après une première expérience industrielle, il a acquis un Master 2 à l’Institut Français du Pétrole puis intégré la Chaire de Bioéconomie Industrielle de Neoma Business School pour travailler sur les enjeux de la bioéconomie.
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