Québec : les larves de Ténébrion commencent à remplir les assiettes

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Des insectes dans nos assiettes ?

Les québécois sont bien plus téméraires que les Français. Pour preuve, ils se sont décidés à manger des insectes, un super aliment riche en protéines et en fer. Quoi de plus écologique. Avec 10 kg de nourriture animale, on peut produire 9,9 kg d’insectes, contre 3 kg de volaille, 2 kg de porc et seulement 1 kg de bœuf !

C’est ainsi que le Québec abrite la première ferme de production d’insectes destinés à la consommation humaine. Pour l’heure, et notamment en France, on envisage l’insecte pour des débouchés dans l’alimentation animale, en particulier en pisciculture. Cette ferme a choisi d’élever des Ténébrions meuniers, des petits coléoptères qui ne volent pas et restent bien sagement dans leur cuve d’élevage. 100 kg d’insectes frais sont d’ores et déjà produits chaque mois. Selon le média en ligne Novae.ca, cette capacité de production devrait quadrupler d’ici à mars 2018 pour atteindre de 400 kg/mois.

Des vers particulièrement nutritifs

Ces insectes sont nourris avec des céréales biologiques et des légumes de jardin. Les larves étant riches en nutriments et en protéines, ce sont elles que l’on mange, juste avant qu’elles ne se transforment en nymphes. Ces larves, aussi appelées vers de farine, sont consommées, entières ou sous forme de farine, après un processus de déshydratation. Les résidus de la production sont ensuite donnés aux poules, tandis que les excréments de poules et d’insectes retourneront à la terre comme engrais pour la production de céréales et légumes du jardin qui nourriront de nouveaux insectes…

Cette ferme d’insectes fait partie de la Co Entreprise Paysanne d’Armendie (CEP d’Armandie) : un concept de ferme agricole inspiré de la permaculture (approche systémique qui permet de créer des écosystèmes viables en s’inspirant de la nature).

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