Protéines végétales : Xerfi prévoit un essor du marché d’ici à 2020

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Le cabinet d’études économiques sectorielles Xerfi a publié une étude dénommée « La filière française des protéines végétales – Panorama et axes de développements des acteurs, perspectives du marché à l’horizon ». Selon cette enquête, l’essor des préoccupations sanitaires et environnementales chez les consommateurs va engendrer une demande plus importante de ces protéines végétales en alternative à celles issues de produits carnés. Le marché mondial des matières protéiques végétales (MPV) devrait progresser de 5,5 % par an en moyenne, pour tutoyer la barre des 11 milliards d’euros. En France, les MPV, majoritairement issues du blé et du soja, ont déjà des débouchés dans l’alimentation humaine et animale. Le développement des protéines végétales au niveau national sera porté notamment par le Plan protéines végétales 2014-2020 initié en France, qui vise à structurer la filière française en vue de renforcer l’indépendance protéique face aux importations massives de soja brésilien. Pour ce faire, l’Hexagone peut compter sur le dynamisme de sociétés qui font office de référence dans le domaine des MPV : Roquette, Avril, Tereos, Limagrain, etc. Toutes ces sociétés sont regroupées dans le consortium Protéines France, qui a coopté Anne Wagner de Tereos à sa présidence en 2017.

Trouver d’autres sources de protéines végétales ou de nouveaux débouchés

L’étude de Xerfi met en lumière également plusieurs tendances chez les industriels du secteur des PMV. Certains d’entre eux s’intéressent à de nouvelles sources de PMV, à l’instar de Roquette qui s’intéresse aux microalgues en plus de ses développements sur les protéines de pois. D’autres acteurs cherchent à valoriser les protéines végétales sur des applications non alimentaires. C’est le cas du groupe Evertree, qui valorise les protéines de colza en additif renouvelable en lieu et place du formol pour la fabrication de panneaux de bois. La coentreprise entre Avril et Biopolymer Technologies vient d’ailleurs de lever 15 M€ pour déployer son innovation à échelle commerciale.

 

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