Projet de démonstrateur pour mieux valoriser la pulpe de betterave

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Sucrerie de Royal Cosun aux Pays-Bas.
Sucrerie de Royal Cosun aux Pays-Bas.

Le Bio-Based Industries Joint Undertaking (BBI JU), structure juridique née du partenariat public privé (PPP) entre l’Europe et le groupement d’entreprises Biobased Industries Consortium (BIC), vient de financer un nouveau programme de démonstration à hauteur de 6,6 millions d’euros sur un total de 11,5 millions d’euros. Il s’agit du projet PULP2VALUE qui vise à une meilleure utilisation de la pulpe de betterave. Il est porté par la coopérative sucrière néerlandaise Royal Cosun basée à Roosendaal.

D’une durée de 4 ans, il doit démontrer l’intérêt d’avoir une approche de type « bioraffinerie » autour de la pulpe de betterave, afin de pouvoir isoler en cascade des molécules à haute valeur pour une grande variété de produits finis, y compris des détergents, des peintures, des revêtements et composites mais aussi pour des applications dans les soins personnels, l’industrie pétrolière et gazière.

La pulpe de betterave est le résidu majeur de l’industrie de la betterave à sucre. Il représente environ 13 millions de tonnes par an en Europe qui sont actuellement valorisées sous forme d’aliment à faible valeur ajoutée et/ou comme « gaz vert » à travers des unités de méthanisation. « L’objectif de PULP2VALUE est d’extraire beaucoup plus de valeur à partir de pulpe de betterave sucrière, entre 20 et 50 fois plus », explique Gerald van Engelen, coordinateur du projet. Parmi les molécules d’intérêt que l’on peut tirer de la pulpe de betterave, il cite trois constituants majeurs : les microfibres cellulosiques, l’arabinose et l’acide galacturonique. Les technologies d’extraction sont déjà disponibles à l’échelle pilote. Reste à les tester à plus grande échelle.

Les partenaires de PULP2VALUE

Outre la coopérative sucrière Royal Cosun, le projet compte parmi ses soutiens l’entreprise britannique d’emballage Refresco Gerber, deux instituts de recherche (Wageningen University & Research Centre et la division de nutrition humaine de l’Université de Wageningen) et trois PME/TPE avec Orineo bvba (Pays-bas), Bio Base Europe Pilot Plant (Belgique) et Nova-Institut (Allemagne).

Ce projet a reçu un financement du BBI JU dans le cadre du programme de recherche et d’innovation de l’Union européenne Horizon 2020 sous le No 669105. Ce programme a tout récemment consacré un montant quasi-équivalent au soutien de Carbosurf, programme visant à développer de nouveaux procédés de production par fermentation de tensioactifs biosourcés et de carbohydrates de spécialité.

 

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