Procédés : Genomatica se déploie dans les intermédiaires Nylon biosourcés

Partager cet article avec :
Genomatica
Installation de fermentation de sucres chez Genomatica.

Cet été, la société américaine Genomatica a annoncé officiellement son entrée dans le domaine du Nylon. Après s’être concentrée sur le butanediol et le butadiène biosourcés, elle s’attèle désormais au développement de procédés biotechnologiques pour la production d’intermédiaires du polyamide 6 et 6,6 sur base végétale : l’hexaméthylène diamine (HMD), le caprolactame (CPL) et l’acide adipique (ADA). Ces trois intermédiaires représentent ensembles un marché de 18 milliards de dollars par an.

Des procédés vendus sous licence

Selon, son business model, Genomatica a pour vocation de développer des procédés pour les commercialiser sous licence à des producteurs présents dans la chaîne de valeur du nylon. Dans le domaine du butanediol biosourcé, BASF avait fait l’acquisition en mai 2013 d’une licence du procédé de Genomatica dans l’optique de construire une usine. Et c’est une stratégie qui n’est pas partagée par tous les acteurs des intermédiaires chimiques biosourcés. Par exemple, dans l’acide succinique, Reverdia, tout comme Myriant ou BioAmber développent des procédés en vue d’opérer leurs propres unités industrielles.

Sur ce sujet des intermédiaires Nylon, Genomatica ne part pas de zéro. La société a déjà bâti une large propriété intellectuelle, avec 8 brevets américains et des extensions en cours au niveau mondial. Par ailleurs, elle a déjà franchi le stade des « preuves de concept » et de la démonstration. Les sociétés concurrentes s’appellent Verdezyne qui développe des procédés par voie fermentaire et Rennovia qui a choisi la voie de la catalyse chimique.

Partager cet article avec :