Polyester/FDME : Dupont et ADM prêts pour un démonstrateur

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Ça bouge dans le domaine des polyesters biosourcés. Le chimiste américain DuPont Industrial Biosciences (DuPont) et le groupe agroindustriel Archer Daniels Midland Company (ADM) annoncent qu’ils ont enfin réussi à développer une voie d’accès compétitive au FDME (ester méthylique de l’acide furane dicarboxylique) à partir de fructose. Les deux partenaires vont maintenant entamer une phase de mise à l’échelle de leur technologie à travers la construction d’un démonstrateur de 60 t/an à Decatur dans l’Illinois afin de pouvoir fournir des échantillons à des clients potentiels.

Le FDME, un dérivé du FDCA

Le FDME est un dérivé du plus célèbre FDCA (acide furane dicarboxylique). Ce dernier est l’une des 12 molécules plateformes les plus importantes de la chimie du végétal selon le département américain de l’énergie (DoE). Le FDCA est aussi la molécule au centre des recherches de la société néerlandaise Avantium qui cherche à introduire le polyester biosourcé PEF (polyéthylène furanoate), à la place du PET dans les emballages de boissons, avec l’avantage de meilleures propriétés barrières au gaz. Par exemple, pour les sodas gazeux, les multinationales de l’agroalimentaire préfèrent encore les canettes en aluminium à la bouteille en PET pour une meilleure conservation de leurs boissons et du CO2 qu’elles contiennent. Selon Avantium dont le procédé est sur le point d’être industrialisé par Tereos, le passage au PEF pourrait enfin permettre de concevoir de plus petits conditionnements en plastique.

L’accès à un nouveau polyester

De son côté, le FDME n’est pas sans intérêt. Il permet de produire un nouveau polyester le PTF (polytriméthylène furane carboxylate) qui est aussi accessible à travers la plateforme Bio-PDO de DuPont. Tout comme le PEF, il pourrait être utilisé pour produire des bouteilles de boissons avec également des propriétés barrières améliorées.

Une alternative au PET à 100% biosourcé

Ces recherches autour de nouveaux polyesters biosourcés, analogues du PET, sont en compétition avec les travaux qui visent à développer des molécules aromatiques biosourcées (para-xylène) pour accéder à un PET à 100% biosourcé. Une voie poursuivie par la biotech américaine Anellotech, en partenariat avec l’IFP Energies nouvelles, Johnson Matthey et Suntory.

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