PLA : nouveau procédé en pré-pilote pour Carbios

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Voie traditionnelle de synthèse du PLA.
Voie traditionnelle de synthèse du PLA pour ouverture de cycle. (Wikipédia)

Produire du PLA (acide polylactique) de façon plus compétitive. C’est le défi qu’est en train de relever Carbios avec la validation d’un nouveau bioprocédé de polymérisation enzymatique in vivo de l’acide lactique en PLA, permettant l’obtention d’un homopolymère biosourcé de haute masse moléculaire. Cette étape va permettre le passage à l’échelle pré-pilote du procédé dans le respect de l’échéancier initial permettant d’envisager à brève échéance de futurs accords avec les industriels du secteur.

« Au niveau industriel, les procédés actuels pour la production de PLA requièrent une étape intermédiaire onéreuse de condensation de l’acide lactique (oligomérisation et cyclisation) pour obtenir le lactide (un diester cyclique). Ce composé intermédiaire doit ensuite être purifié et polymérisé par voie chimique pour obtenir du PLA » explique la société.

Un succès du programme Thanaplast

Ce résultat est à mettre à l’actif des équipes toulousaines de l’INRA et de l’INSA (TWB et le LISPB), partenaires de Carbios dans le programme de recherche et développement collaboratif Thanaplast. « Concevoir une voie métabolique originale de synthèse de PLA constituait un réel défi scientifique et technologique de la biologie industrielle » précise Pierre Monsan, Directeur de TWB.

Carbios explique que le marché mondial du PLA est en forte croissance. De 190 000 tonnes en 2014, il pourrait passer à 400000 t en 2020, soit une croissance de 15% par an.

Par ailleurs, la société ajoute que ces technologies appliquées à la production de PLA pourront être transposées à la production d’autres biopolymères, notamment d’autres polyesters comme les polyhydroxyalkanoates (PHAs). De faible tonnage aujourd’hui, leur croissance devrait être encore plus spectaculaire, en croissance de 28% jusqu’en 2018.

Thanaplast en bref
Le lancement de Thanaplast remonte à 2012. Doté d’un budget de 22 M€ sur 5 ans, dont 15 M€ apportés par Carbios, ce projet prévoyait un financement à hauteur de 9,6 M€ par Bpifrance (à l’époque Oseo). Autour de Carbios, porteur du projet, plusieurs partenaires académiques et industriels : le CNRS, L’INRA, TWB, l’Université Poitiers, Deinove, Limagrain, le groupe Barbier.

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