Pharmacie : une solution à 100% biosourcée pour le respect de la chaîne du froid

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CrodaThermlogo higher_resLa société Croda a lancé l’an dernier le CrodaTherm 6.5, un matériau à changement de phase (‟PCM” pour ‟Phase Change Materials”) à 100% d’origine renouvelable. Possédant une chaleur latente élevée, et donc une capacité importante à emmagasiner la chaleur excessive, il permet de stabiliser efficacement la température froide lors de sa fusion. Son point de fusion étant de 6,8°C, la société le propose maintenant pour le transport de produits pharmaceutiques dans la fourchette 2 à 8°C, suite aux modifications de la réglementation.

Efficace et adapté aux besoins, le Crodatherm 6.5 possède aussi beaucoup de caractéristiques intéressantes. En plus d’être d’origine biosourcée, il est à la fois biodégradable et sans danger. Il est donc manipulable facilement, et en cas de fuite suite à un accident dans le transport, il n’aura pas d’impact négatif ni sur les transporteurs, ni sur l’environnement. La sécurité est donc renforcée. Y compris niveau inflammabilité, car il est moins inflammable que d’autres PCM dérivés de pétrole.

Des PCM pour réguler la température

Que ce soit pour le transport alimentaire ou le transport pharmaceutique, il est très important de conserver les produits transportés à des températures assez basses pour les préserver de la dégradation par la chaleur, sans aller trop bas pour ne pas les endommager.

Le maintien à température maitrisée passe donc souvent par l’utilisation de PCM. Ces matériaux ont en effet la capacité d’absorber et de relarguer la chaleur à une température donnée sans apport d’énergie externe. Ils se glissent donc facilement dans les boites isothermes pour en améliorer l’efficacité.

L’eau est le plus courant des PCM lors du transport à froid, la glace fondant à 0°C. Mais dans certains cas 0°C est une température trop basse, les produits transportés pouvant geler, sans compter l’impératif de rester dans la plage de 2 à 8°C imposée par l’industrie pharmaceutique. D’autres PCM existent, mais des questions se posent quant à leur biodégradabilité en cas d’accident ou de fuite, leur dangerosité lors de la manipulation ou encore leur prise en volume après changement de phase.

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