Oléochimie : Le Biogis Center paré à accueillir des projets

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Le Biogis Center abrite un atelier dédié à la biotechnologie.
Le Biogis Center abrite un atelier dédié à la biotechnologie.

Les deux premiers ateliers du Biogis Center de la SAS Pivert seront équipés d’ici à la fin de l’année. La plateforme technologique pourra héberger les premiers projets de R&D au printemps 2016.

 

La SAS Pivert est en ligne sur ses objectifs annoncés, voire même en avance avec la mise en place du programme de R&D Genesys, qui délivre des résultats et titres de propriété intellectuelle, et le démarrage à venir des premiers ateliers du Biogis Center ». Voici comment Gilles Ravot, directeur général de la SAS Pivert, décrit l’état d’avancement du projet dans son intégralité. Créée en 2012 dans le cadre du programme Investissements d’avenir, la société SAS Pivert a pour objectif de valoriser les plantes entières oléagineuses en produits chimiques renouvelables et produits pour l’alimentation humaine et animale.

Pour parvenir à ses fins, la SAS Pivert s’appuie un programme de recherche « précompétitif » dénommé Genesys, portant sur l’ensemble des aspects du cycle de la biomasse : production (agronomie, récolte, logistique), traitement (fractionnement et transformation) et livraison de bioproduits industriels.
« La SAS Pivert procède au recrutement d’une trentaine de jeunes chercheurs, doctorants et post-doctorants, par an dans le cadre de Genesys pour accélérer les travaux de recherche », indique Gilles Ravot. Pour donner des moyens techniques à ce programme, la Société a initié la construction d’une plateforme technologique localisée à Venette (Oise) : le Biogis Center. Fruit d’un investissement total de 57 millions d’euros à l’horizon 2020 (17 M€ de bâtiments et utilités et
40 M€ d’équipements), ces installations de 6 000 m2 abriteront divers ateliers pilotes (chimie catalytique, biotechnologie, thermochimie, formulation, broyage etc…), un laboratoire d’analyses et une zone micropilote de prise en main de procédés. « Le bâtiment a été livré en juin dernier et les équipes de la SAS Pivert s’y sont installés depuis cet été. Les deux premiers ateliers, ceux de chimie catalytique et de biotechnologie, devraient être équipés d’ici la fin de l’année 2015. Ils seront pleinement opérationnels pour accueillir les projets au premier trimestre 2016 », raconte Gilles Ravot. Avant de poursuivre : « Nous avons décidé de privilégier ces deux ateliers dans un premier temps, l’innovation – notamment en biotechnologie – portant plutôt sur les souches et les procédés ». Plusieurs projets sont d’ores et déjà en attente de la mise en service de ces ateliers, que ce soit pour des activités de recherche, de maturation industrielle ou des prestations de services.

 

Des partenariats structurants

En vue de disposer d’un outil de recherche de pointe, la SAS Pivert a signé plusieurs partenariats avec plusieurs sociétés pour développer sa plateforme. Des contrats qui lui ont permis, par la même occasion, de prendre
« de l’avance et de gagner en crédibilité pour d’autres contrats ». « Pour le Biogis Center, nous avons noué des collaborations par exemple avec la société Pierre Guérin pour tout ce qui est technologies de fermentation. Nous avons également signé avec Schneider Electric pour la partie acquisition de données technico-économiques sur la consommation de fluides et utilités. Enfin, nous avons entamé un partenariat avec De Dietrich pour la fourniture d’équipements de synthèse chimique à l’échelle pilote », liste Gilles Ravot. Avant de poursuivre :
« Quant aux autres ateliers prévus, ils seront progressivement mis en place sur le même modèle, via des partenariats. L’objectif étant de proposer un outil technologique entièrement opérationnel à la fin 2019 ». Un support complet sera apporté, notamment par la société De Dietrich, sur la synthèse chimique aux salariés de la SAS Pivert utilisant les outils du Biogis Center. De manière plus large, la société va également poursuivre ses efforts au niveau du soutien de la formation initiale en chimie du végétal, en identifiant les besoins en formations. « Nous soutenons déjà une licence professionnelle en apprentissage sur la bioraffinerie du végétal à vocation non alimentaire portée par l’université de Compiègne et celle de Picardie Jules Verne (UPJV). Pivert a également labellisé une formation « bioraffinerie » de l’université de Lille, car le secteur est en manque d’ingénieurs ayant la double compétence biotechnologie et chimie », détaille Gilles Ravot. Avant de conclure: « Nous travaillons également sur d’autres projets en particulier sur de la formation à distance ».

 

 

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