Nouvelle France Industrielle : Le biosourcé et le recyclé regroupés

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Lancement de la deuxième phase de la Nouvelle France Industrielle.
Lancement de la deuxième phase de la Nouvelle France Industrielle.

La seconde phase de la Nouvelle France industrielle a été lancée lundi 18 mai par le ministre de l’économie Emmanuel Macron. Exit les 34 plans d’Arnaud Montebourg, ex ministre du redressement productif. Son remplaçant préfère recentrer le pays sur un nombre plus restreint de sujets à commencer par celui l’usine du futur. Concrètement, il s’agit d’utiliser la révolution du numérique pour métamorphoser notre industrie pour la rendre plus connectée, plus compétitive, plus réactive aux besoins des clients. Mais le numérique et la robotisation ne résoudront pas tous nos problèmes, en particulier lorsqu’il s’agira d’innover et de développer de meilleurs produits susceptibles de gagner des parts de marché. Aussi le gouvernement a identifié en parallèle 9 Solutions dans des domaines tels que la ville durable, la mobilité écologique, les transports de demain, la médecine du futur, l’économie des données, l’objet intelligent, la confiance numérique, l’alimentation intelligente et les nouvelles ressources.

Produire avec de Nouvelles ressources

Et c’est aux commandes de cette dernière Solution « nouvelles ressources », que l’on retrouve Pascal Barthélemy, directeur adjoint de l’IFPEN qui pilotait le plan Chimie verte et biocarburants. Il travaillera désormais en tandem avec Antoine Frérot, p-dg de Veolia, qui était à la tête de l’ex-plan Recyclage et matériaux verts. Chimie biosourcée et économie circulaire qui poursuivent deux mêmes objectifs – la  limitation de l’utilisation de ressources fossiles et la réindustrialisation du territoire – feront donc cause commune.

Selon les estimations, on pourrait créer 25000 emplois dans ces domaines à l’horizon 2020 : 5000 dans la chimie verte et les biocarburants et 20000 dans le recyclage. Ceci grâce à une croissance attendue de 37% entre 2012 et 2020 pour les marchés des produits biosourcés (source Ademe), avec une part de plastiques biosourcés qui pourrait atteindre 3% de la production mondiale de plastiques en 2025 (plus de 10% de croissance par an à partir de 2017). Quant au gisement de déchets plastiques, qui ne demandent qu’à être recyclés, il a été estimé en France à 3,5 tonnes par an.

Un programme Biopreferred à la française

Pour aider l’émergence de projets concrets, le gouvernement annoncera dès l’été le financement de 4 à 5 projets emblématiques dans le domaine de la chimie verte et des ressources biosourcées et une présentation de pistes d’évolution de la réglementation pour le marché des biocarburants. Cet hiver, ce sont une dizaine de projets industriels dans le domaine du recyclage et des matériaux verts qui recevront un soutien. Egalement en fin d’année, un dispositif visant à favoriser les produits biosourcés dans les achats publics, à l’image du programme américain Biopreferred, devrait voir le jour.

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