MPG cellulosique : Metabolic Explorer et UPM financés par l’Europe

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Outil pilote de Metabolic Explorer.
Outil pilote de Metabolic Explorer.

Valchem, c’est le nom d’un nouveau projet européen qui va être financé à hauteur de 13,1 millions d’euros par l’Union européenne dans le cadre du PPP BBI (Public-Private Partnership Biobased Industries). Une initiative public-privée de grande envergure qui vise à aider des entreprises à porter des projets au stade de la démonstration industrielle grâce à une enveloppe globale de 3,7 milliards d’euros sur la période 2014-2020.

Le porteur du projet Valchem est le groupe finlandais UPM, en association avec le Français Metabolic Explorer (Metex), le Suédois Sekab (acteur du bioéthanol) et l’université allemande Technische Universität Darmstadt. Comme son nom l’indique, Valchem (Value added chemical building blocks and lignin from wood) s’intéressera à la valorisation de molécules chimiques et de lignines issues du bois. Il comportera un volet sur la production de sucres cellulosiques fermentescibles et la production de lignines valorisables comme produits chimiques. Pour cela, le projet utilisera la technologie CelluAPP de Sekab, déjà éprouvée pour la production de bioéthanol cellulosique et de biolignine. Mais cette fois les sucres fermentescibles seront utilisés pour la production de monopropylène glycol (MPG, ou 1,2 propanediol) et non de bioéthanol.

Vers le développement d’une souche « tout-terrain »

Et c’est là que le Français intervient. Pour l’occasion, Metex a même signé un accord de développement (Joint Development Agreement, JDA) avec UPM. Dans ce cadre, la société optimisera son procédé actuel de fabrication de MPG à partir de saccharose, en modifiant la souche existante et en adaptant son procédé au stade pilotage, pour pouvoir utiliser des sucres cellulosiques. Cet accord fait suite à des tests concluants menés par Metex sur la fermentation de sucres cellulosiques provenant de différentes origines. La société a même testé des dizaines de matières premières provenant d’origines très diverses pour arriver à la mise au point de souches « tout-terrain », avec une particularité : la possibilité de fermenter à la fois des sucres en C5 et en C6.

La démonstration industrielle du procédé de production de MPG sera effectuée sur les installations déjà existantes de Metex à Clermont-Ferrand, disposant d’une suite de 3 fermenteurs allant jusqu’à 5 m3 de capacité. Metex précise qu’ « il conduira ce projet sans ressources supplémentaires significatives, en termes ni de personnel ni d’équipement. Le financement du projet sera assuré à la fois par le groupe UPM et par des subventions reçues du Bio Based Industries Joint Undertaking sous la forme de remboursements de dépenses et de paiements de Milestones ».

La réussite de ce projet doit permettre à Metex d’établir un « process book » industriel pour la production de MPG à partir des sucres de deuxième génération. Par la suite, celui-ci lui permettra d’accorder des licences à exclusivité limitée à de grandes entreprises industrielles, en particulier au groupe UPM s’il décide alors d’industrialiser ce procédé.

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