Biocomplexe : Matrica démarre des unités en Sardaigne

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Installations de Matrica en Sardaigne.
Installations de Matrica en Sardaigne.

Début octobre à Turin, en Italie, Matrìca a dévoilé l’avancée des travaux de son biocomplexe de Porto Torres, en Sardaigne (Italie). Après avoir démarré ses sept unités pilotes et son unité de biomonomères en juin dernier, la coentreprise à parts égales entre les Italiens Novamont et Versalis, division chimique du géant pétrolier ENI, s’apprête à mettre en service les deux autres principales unités de ce complexe. En l’occurrence celles d’estérification et d’additifs pour polymères et caoutchoucs. Au total, le complexe disposera de capacités installées de 70 000 tonnes par an, sachant que l’unité de biomonomères dispose à elle seule de capacités de 35 000 t/an. 120 salariés œuvrent sur le site. Ils seront 145 avant la fin de l’année.

Ce complexe basé sur la chimie du végétal a nécessité un investissement de 180 millions d’euros. Le projet vient de recevoir un prêt de 70 M€ sur douze ans de la Banque européenne d’investissements (EIB). Il s’inscrit dans le cadre de la reconversion de l’ancien complexe pétrochimique de Versalis. Le site doit occuper à terme surface totale de 27 hectares, et recenser des capacités totales de 350 000 t/an à l’horizon 2017.

Depuis 2012, Matrìca dispose sur place d’un centre de R&D. La coentreprise a également mis en culture une espèce de chardon sur 400 hectares pour son alimentation en matières premières.

Des acides carboxyliques en C9

La technologie principale de Matrìca repose sur un procédé d’oxydation permettant de séparer les huiles végétales en acides mono- et dicarboxyliques. La société s’intéresse tout particulièrement à l’acide azélaïque et l’acide pélargonique. Le complexe produira aussi des mélanges d’acides mono-carboxyliques linéaires C5-C9.

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