L’Oréal place les matières renouvelables au cœur de ses engagements RSE

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« Sharing beauty with all » (partager la beauté avec tous). C’est sous ce terme que L’Oréal a présenté ses engagements en matière de développement durable à l’horizon 2020. Répartis dans quatre domaines, ils visent à « réconcilier le désir de consommer et le désir de faire du bien à l’environnement », selon Jean-Paul Agon, p-dg de L’Oréal. La première série d’engagements concerne l’innovation durable. « D’ici à 2020, 100 % de nos produits démontreront un impact environnemental ou social positif », s’engage le groupe français. Ainsi pour chaque nouveau produit ou « rénovation de produit », L’Oréal entend agir sur au moins un des critères suivants dans la formule : réduire l’empreinte environnementale (notamment empreinte en eau), utiliser des matières premières renouvelables, issues de ressources durables ou de la chimie verte, introduire un packaging au profil environnemental améliorer, mettre au point un produit avec un impact sociétal positif. En matière d’innovation durable, le dirigeant souligne des investissements d’environ 400 millions d’euros sur 10 ans sur les thématiques de la chimie verte, des biotechnologies, de l’évaluation prédictive et des recherches sur l’environnement. 40 % des matières premières utilisées par le groupe sont ainsi déjà renouvelables, ce qui représentent 1 600 ingrédients, selon Jean-Paul Agon.

Le deuxième axe de travail concerne la production durable. Le groupe ambitionne de conquérir un milliard de nouveaux clients. « En 2020, nous aurons probablement doublé notre production par rapport à 2005 », souligne Jean-Paul Agon. Ce qui n’empêchera pas le groupe de cosmétique de réduire de 60 % ses émissions de CO2, sa consommation d’eau et sa génération de déchets par unité de produit fini sur la même période. Le troisième engagement porte le nom de Consommer durablement. Il vise à mettre en place un outil d’évaluation des produits pour « permettre au consommateur de faire des choix de consommation durables », selon le groupe. Enfin, le dernier domaine concerne la relation avec les salariés, les fournisseurs et les communautés. Pour tous ces engagements, Jean-Paul Agon n’a pas voulu communiqué les investissements financiers nécessaires tout en indiquant « la bonne santé du groupe permettra d’investir ».

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