Les huiles essentielles pressenties pour la protection des cultures

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L’iteipmai cherche de nouveaux débouchés aux huiles essentielles.

L’iteipmai est un organisme professionnel de recherche, qualifié par le ministère de l’Agriculture, pour la filière plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) et agréé par le ministère de la Recherche pour être éligible au crédit impôt recherche pour le compte de sociétés. Son objectif est notamment de trouver de nouveaux débouchés à la filière qu’il représente. C’est ainsi qu’il s’est récemment intéressé à l’emploi des huiles essentielles en protection des cultures. En effet, la disparition, ces dernières années, de nombreuses substances actives de synthèse en protection des cultures a entraîné un regain d’intérêt pour les substances d’origine naturelle, même si elles ne sont pas forcément dépourvues de toxicité. En parallèle, le contexte réglementaire incite fortement à développer l’utilisation des méthodes alternatives à la lutte chimique : directive cadre sur l’utilisation durable des pesticides, règlement 1107/2009 sur la mise en marche des produits phytosanitaires, plan Ecophyto 2018.

D’où l’intérêt de mener des études pour évaluer avec précision l’intérêt des huiles essentielles dans la protection des cultures. L’iteipmai cite par exemple celles menées par l’ITAB (Institut Technique de l’Agriculture Biologique) qui, en 2012, a travaillé sur l’inscription de certaines plantes en tant que substances de base, mais aussi celles menées par PO2N (Pesticides Organiques d’Origine Naturelle), association qui a pour but de partager les connaissances et faire connaître les différents travaux réalisés dans les pays francophones sur les molécules ou extraits naturels à activité de type pesticide.

De son côté, l’organisation a, depuis quelques années, entamé un travail de prospection bibliographique sur les produits naturels en protection des cultures qui a donné naissance au programme «GreenProtect». Il vise à explorer les potentialités biocides de substances naturelles pour des usages en protection des plantes et protection contre les moustiques. Initié par l’iteipmai, porté par Goëmar, entreprise basée à Saint-Malo, GreenProtect associe les entreprises Goëmar, Vilmorin et Cie, SBM Développement et Nat’Inov, ainsi que les équipes de recherche (Université d’Angers, Montpellier SupAgro, EID Méditerranée) et Plante et Cité. Ce programme a pour but de sélectionner des biocides innovants dont la toxicité n’est pas impactante pour l’homme ni l’environnement, afin de mettre sur le marché des produits naturels et homologués.

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