L’Ecole Polytechnique bien représentée au concours mondial de l’innovation

Partager cet article avec :

Sept projets issus de laboratoires de la grande école ou imaginés par des polytechniciens ont été primés lors de la phase d’amorçage du concours mondial d’innovation.

Il n’y a aucun doute, l’Ecole polytechnique est un foyer d’innovation. De la médecine individualisée à la chimie verte, la grande école est représentée dans de nombreux secteurs pour le concours mondial de l’innovation. Stilla Technologies, Instent, CardioLogs, Ynsect, Wandercraft, Magpie Polymers et Elvesys font partie des 58 projets retenus lors de la première vague de sélection du concours. Ils recevront chacun une aide financière pouvant aller jusqu’à 200 000€.

La chimie verte à l’honneur

Les secteurs stratégiques de la chimie du végétal et du recyclage ont eux leurs lauréats : Ynsect et Magpie Polymers. Actuellement, nous connaissons environ 950 000 espèces d’insectes qui représentent plus de 70% du règne animal. Mais tout reste encore à découvrir puisque l’on estime à 100 millions le nombre d’espèces d’insectes présentes sur la planète. Ynsect, start-up créée en 2011 par Jean-Gabriel Levon (promotion 2005), a décidé d’utiliser cette biodiversité afin de développer des technologies de valorisation de biomasse. La jeune entreprise produit des insectes en masse et les transforme en ingrédients d’intérêt. Son produit phare ? Une farine richement protéinée à destination de l’alimentation des animaux. « L’équipe d’Ynsect considère que l’appui et le soutien de l’État, à court, moyen et long terme, sont l’une des clefs pour la réussite de cette nouvelle filière d’avenir des protéines et de la chimie verte. »

Créée en 2011 par Steven van Zutphen et Etienne Almoric, Magpie Polymers est une spin-off du laboratoire Hétéroéléments et Coordination (DCPH, CNRS / École polytechnique). L’entreprise a mis au point une technique de filtration innovante de capture sélective des métaux de transition. Simple d’utilisation, cette technologie repose sur la formation d’un lien sélectif entre le métal et les billes de polymères via des fonctionnalités phospines oxides très stables thermodynamiquement. « Ce prix est un élément clef pour le financement de notre R&D, nous allons ainsi pouvoir apporter une contribution de plus en plus forte au recyclage de ces métaux rares et chers qui constituent un enjeu à la fois stratégique et économique très important » s’enthousiasme Steve van Zutphen.

Quand la médecine innove

Stilla Technologies, start-up issue du laboratoire d’hydrodynamique, développe un instrument d’analyse génétique haute résolution basée sur une technologie microfluidique innovante. Porté par un doctorant de ce même laboratoire, Instent est un projet de création d’entreprise qui a pour objectif de développer des stents intelligents. Egalement lauréate dans le domaine médical, Elvesys développe et commercialise des instruments scientifiques à destination des laboratoires de recherche et d’analyse. En 2014, l’entreprise proposera un système de diagnostic utilisable directement chez le médecin. Entreprise du secteur de la silver économie, Wandercraft conçoit un exosquelette de membres inférieurs à destination des personnes paraplégiques, des personnes atteintes de myopathie ou des personnes âgées. Le projet CardioLogs a quant à lui pour objectif de fournir un outil de diagnostic automatique aussi fiable qu’un cardiologue grâce aux outils du Big Data.

Attirer les talents du monde entier

Lancé en décembre 2013 par Arnaud Montebourg, Fleur Pellerin et Anne Lauvergeon, présidente de la commission « Innovation 2030 », le concours mondial de l’innovation ambitionne de faire émerger les talents et de les accompagner dans leur croissance en France. Dans le cadre du programme d’investissement d’avenir et avec le soutien de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), il s’inscrit dans une volonté de réindustrialisation de la France, actuellement au 11ème rang du classement européen des pays innovants. Une seconde vague de sélection a commencé et se terminera d’ici la fin de l’été 2014. Par la suite, le concours entrera dans une phase d’accompagnement au cours de laquelle il aidera au développement d’une trentaine de projets pouvant atteindre 2 millions d’euros chacun.

Alexane Roupioz

 

 

 

 

Partager cet article avec :