Le Prix Pierre Potier 2012 honore la chimie biosourcée

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Remise du Prix par Arnaud Montebourg.

La chimie du végétal était à l’honneur le 12 septembre dernier à l’occasion de la remise du 7è prix Pierre Potier par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. Rappelons que ce prix a été créé en 2006 par le ministère de l’Economie, des finances et de l’industrie en partenariat avec la Fédération française pour les sciences de la chimie (FFC) et l’Union des industries chimiques (UIC) avec pour objectif de récompenser les initiatives en faveur du développement durable. Pour cette septième édition, 29 dossiers ont été déposés, et six d’entre eux concernaient directement des produits biosourcés.    Parmi les lauréats, le groupe Sanofi s’est illustré pour la mise au point d’un procédé industriel innovant de fabrication d’artémisinine, médicament contre le paludisme. Plutôt que d’extraire la matière active d’une plante, l’armoise, dont la culture est longue et coûteuse,  le procédé associe une étape de culture bactérienne à une étape de photochimie. La bactérie ayant été obtenue par biologie de synthèse. Pour Francis Carré, vice-président Chimie & Biotechnologies de Sanofi, ce projet de production mixte représente un modèle pour le futur qu’il souhaite appliquer notamment à la production de corticostéroïdes. Un trophée a également été décerné à la société Fermentalg. Créée en 2009 par Pierre Calleja, elle a développé un procédé d’exploitation industrielle des microalgues. Les algues sont cultivées dans des fermenteurs à partir de substrats organiques (glycérol, lactosérum, cellulose, vinasse…) et sont en mesure de produire diverses molécules (oméga 3, colorants, antioxydants, hydrocarbures…).  La société Wheatoleo a reçu une médaille pour le développement d’agro-tensioactifs innovants (APP et sophoroses lipides), issus de co-produits agricoles. Wheatoleo exploite des brevets d’ARD depuis 1996, mais continue d’en déposer. « Ce prix est un signe de reconnaissance des travaux de recherche du monde agricole qui a pris sa recherche en main et reste très attachés à une industrialisation sur le territoire » a déclaré Yvon Le Hénaff, président d’ARD.*

En marge de ce prix, la plateforme ChemStart’Up a décerné un prix à une jeune société innovante d’un montant pouvant aller jusqu’à 150 000 euros si le développement industriel est relocalisé à Lacq. Cette année, Ecoat, start-up grassoise créée en 2011, a été récompensée pour le développement de nouveaux polymères biosourcés.

* Deux autres lauréats ont récompensés, mais leurs projets ne mettaient pas en jeu de matière première végétale. Il s’agit du groupe Arkema couronné pour son verre acrylique nonostructuré Altuglas ShieldUp et de BASF retenu pour un procédé industriel de production de MOF (Metal Organic Frameworks) en milieu aqueux.  

 

 

 

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