Le gouvernement américain prime cinq sociétés de chimie verte

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Cinq entreprises américaines ont été retenues cette année pour recevoir le « Presidential Green Chemistry Challenge Award ». Il s’agit d’une récompense décernée par le gouvernement américain, sous la direction de l’Environmental Protection Agency (EPA). Sont distinguées des entreprises qui développent des solutions innovantes pour résoudre des problèmes environnementaux cruciaux.
Algenol, basée à Fort Myers, en Floride, a été retenue pour le développement d’une algue bleu-vert capable de produire de l’éthanol et d’autres carburants. Cette algue utilise le CO2 de l’air ou d’émetteurs industriels, la lumière du soleil et de l’eau salée pour créer un carburant à faible empreinte carbone, qui utilisation ni eau potable, ni cultures vivrières comme matières premières.
Coating Technologies Hybrides/Nanotech Industries de Daly City en Californie, est récompensé pour le développement d’un polyuréthane à base de plantes pour la fabrication de planchers, de meubles et de mousses isolantes. Cette technologie permet de s’affranchir de l’utilisation d’isocyanates, qui serait le 1e responsable de l’asthme dans le milieu professionnel. Cette technologie permet également une réduction sensible des émissions de COV.
LanzaTech basé à Skokie, dans l’Illinois, s’est illustré à travers le développement d’un procédé qui utilise des gaz résiduaires (notamment du CO2) pour produire des carburants et des produits chimiques. LanzaTech a déjà signé des partenariats avec de grandes entreprises pour l’utilisation de sa technologie qui présente un « potentiel énorme pour l’industrie américaine » selon l’EPA.
Soltex installée à Houston, au Texas, a développé pour sa part un nouveau procédé permettant d’éviter l’utilisation d’eau, tout en réduisant l’usage de produits chimiques dangereux, dans la production d’additifs pour lubrifiants et d’essence. Utilisés à grande échelle, cette technologie permettrait d’éliminer des millions de litres d’eaux usées par an et de réduire l’utilisation d’un produit chimique dangereux par 50 % dans ce domaine.
Enfin, Renmatix de King of Prussia en Pennsylvanie, a été reconnu pour son procédé de déconstruction de la lignocellulose par utilisation d’eau supercritique pour produire des sucres fermentescibles. Ce procédé qui se caractérise par son faible coût pourrait contribuer à une augmentation sensible de la production de produits chimiques et les carburants à base de plantes, considère l’EPA. La société compte parmi ses financeurs les groupes Total et BASF.
Enfin une récompense a également été décernée au professeur Eugene Chen de l’Université d’État du Colorado pour ses travaux dans le domaine de la chimie du végétal. Il développe notamment une technologie qui ne génère pas de déchets et n’utilise pas de métaux.

104 technologies récompensées en 20 ans
L’EPA, qui décerne ces prix depuis 20 ans, a reçu plus de 1500 candidatures et primé 104 technologies. Celles-ci permettraient chaque année de réduire l’utilisation ou la production de plus de 400000 tonnes de produits chimiques dangereux, d’éviter l’utilisation de 80 millions de m3 d’eau, et de réduire les émissions de CO2 dans l’atmosphère de 4 millions de tonnes.

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