Extraction : Le CVG a fêté ses trente ans

Partager cet article avec :
Visite de la halle pilote du CVG.
Visite de la halle pilote du CVG.

Spécialisé dans le fractionnement de la biomasse végétale, le Centre de valorisation des glucides (CVG) vient de fêter ses 30 ans. « L’âge de la maturité » pour Thierry Stadler son directeur général. Cette plateforme technologique, installée à Dury près d’Amiens, a été fondée sous l’impulsion de Marcel Deneux, sénateur de la Somme, qui en est toujours le président. A l’époque, en Picardie, on avait déjà dans l’idée que l’agriculture pouvait devenir une source de matière première pour l’industrie.

Des technologies en rupture

La célébration de cet anniversaire a été l’occasion pour le CVG de faire découvrir ses installations. En particulier son tout nouvel espace micropilote pour réaliser des opérations intermédiaires entre le laboratoire et la halle pilote, à des échelles de 5 à 50 litres. Outre cette échelle intermédiaire, cet espace est surtout équipé de technologies de séparation et d’extraction en rupture, en tout cas pour ce domaine de la valorisation de la biomasse. Le CVG démarre en effet des essais sur l’eau subcritique. Le centre possède également une installation de traitement par ultrason en continu avec couplage enzymatique. Le CVG serait le seul en France à disposer de cette technologie ! La plateforme teste également l’électrolyse membranaire pour de nouvelles applications d’extraction, notamment dans le domaine des protéines, promis à un grand avenir.

Pelure d’oignon, une biomasse à fort potentiel

Mais la liste de ses activités « différenciantes » ne s’arrête pas là. Parmi les équipements phares, on peut également mentionner une zone Atex, une tour d’atomisation et une extrudeuse réactive qui couple extrusion et réaction chimique. Depuis sa création, CVG a ainsi travaillé avec près de 400 clients et les biomasses végétales les plus diverses. Dans le laboratoire de recherche et d’analyse, graines de lin, bois, algues ou encore pelures d’oignons sont amenés à se côtoyer.

Toujours dans le cadre de cette célébration, le CVG a donné la parole à un scientifique prospectiviste Joël de Rosnay, qui a brossé le portrait de la chimie du futur. Puis se sont les clients qui se sont exprimés. De la start-up Biolie, au groupe international L’Oréal, tous ont témoigné de l’expertise technologique du CVG, de la qualité de ses prestations et des qualités humaines de ses 30 salariés.

Partager cet article avec :