Le consortium PEFerence reçoit une aide de 25 M€ du BBI

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Des bouteilles en PEF à 100% biosourcé, utilisant la technologie YXY d’Avantium, au coeur de Synvina.

L’European Joint Undertaking on Bio-Based Industries (BBI) accorde 25 millions d’euros de subvention au consortium « PEFerence », dédié à la construction d’une chaine de valeur pour la production polyéthylènefuranoate biosourcé (PEF).

Le consortium compte onze partenaires. Outre Synvina, chef de file du projet, et ses actionnaires BASF et Avantium, il réunit Tereos Participations (France), Alpla Werke Alwin Lehner GmbH & Co Kg (Autriche), OMV Machinery Srl (Italie) et Croda Nederland B.V. (Pays-Bas), Nestec Sa (Suisse) et Lego System As (Danemark), Nova-Institut für politische und ökologische Innovation GmbH (Allemagne) et Spinverse Innovation Management Oy (Finlande).

Cette subvention contribuera à financer la construction d’une unité de production de 50 000 tonnes/an de FDCA (acide 2,4-furanedicarboxylique), matière première du PEF, à partir de matière première renouvelable, à Anvers (Belgique) sur un site de BASF.
Pour justifier ce financement, BBI a estimé que le consortium « PEFerence » se proposait d’amener sur le marché des matériaux et produits finis plus respectueux de l’environnement, apportant des « avantages substantiels » à la société, dont la promesse d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le PEF qui est un polyester se destine en particulier au domaine de l’emballage (films et bouteilles) pour remplacer des solutions sur base fossile.

Mettre du PEF sur le marché

« La subvention du BBI est un signal fort pour Synvina et nos partenaires le long de la chaîne de valeur pour continuer nos travaux et rendre le PEF disponible sur le marché », a déclaré Patrick Schiffers, PDG de Synvina, et il a poursuivi : « Ouvrir le marché pour un nouveau plastique à base de matières premières renouvelables est un défi majeur que nous relevons avec les meilleurs partenaires et notre expertise combinée. Nous partageons l’objectif commun de commercialiser le PEF en proposant au marché des matériaux aux propriétés supérieures et en établissant des chaînes de valeur durables sur la base de matière premières bisourcées ».

Tereos partenaire du projet
Alors que les groupes français sont loin d’être majoritaires dans ce programme européen H2020, il faut souligner la présence du groupe agroindustriel Tereos qui participe pour la deuxième fois à un programme de ce type, après Zelcor dans la valorisation de la lignine dans les bioraffineries lignocellulosiques. Concernant le programme PEFerence, Tereos avait annoncé dès 2015 son intérêt pour la technologie catalytique YXY d’Avantium, au coeur du consortium, à travers la signature d’un accord. Il faisait même état d’une possible construction d’unité sur son site de Lillebonne. Depuis le projet n’a jamais été confirmé. Tereos semble désormais se positionner comme fournisseur possible de matière première biosourcée pour la nouvelle usine.

PEFerence s’ajoute ainsi à une liste des 15 projets déjà financés par le BBI et qui accueillent au moins un acteur français : Bioforever (Novasep, Suez), Bioskoh (Lesaffre), Carbosurf (CIMV), Efforte (dont FCBA, Copacel, ONF), Exilva (Ayming), GreenProtein (Inra, Florette), InDirect (Imporve), Newfert (Irstea), Provides (CTP, SCA Tissue), Valchem (Metex), Zelcor (Université Paris Est Créteil Val de Marne, Ineris, Inra, Ynsect, Tereos).

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