Le CESE encourage une bioéconomie durable

Partager cet article avec :
Le palais d’Iéna abrite le Cese.

Alors que le gouvernement vient tout juste de publier une « Stratégie bioéconomie pour la France », le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a émis un avis favorable* en faveur d’une « bioéconomie durable », au terme de travaux confiés à la section environnement en avril 2016 et co-portés par Jean-David Abel (membre du Groupe Environnement et Nature) et Marc Blanc (membre du groupe CFDT).

L’organisation était partie du constat que la bioéconomie était en plein essor et appelée à remplacer en partie l’utilisation de ressources fossiles par celle de ressources renouvelables. Cependant, elle avait estimé que la bioéconomie risquait d’impacter les écosystèmes et la biodiversité et générer des risques de surexploitation des ressources naturelles, d’atteintes à la sécurité alimentaire ou à l’environnement. D’où cette volonté de se poser clairement la question de la durabilité.

Au terme de ses travaux, le Cese a donc appelé la France et l’Europe à s’engager sur la voie d’une bioéconomie, avec un fort accent mis sur la question de la « durabilité », aussi bien économique, sociale qu’écologique. « La bioéconomie d’aujourd’hui doit être bien plus qu’une évolution de pratiques d’hier, ou un palliatif à l’abandon des ressources fossiles. Fondée sur les ressources naturelles, agricoles et forestières mais aussi les biodéchets, elle en prévoit des usages différents et d’une intensité nouvelle. Son développement donne des perspectives à de nouvelles filières » précise l’organisation.

L’importance des critères de durabilité

Quatre préconisations essentielles ont été adoptées par le Cese :

  • établir, en matière de production de bio-ressources, des critères de durabilité environnementale, économique et sociale, et leur appliquer les principes de l’économie circulaire,
  • élaborer des scénarios prospectifs de développement de la bioéconomie tant pour harmoniser les objectifs nationaux et régionaux que pour dialoguer avec la commission européenne,
  • adopter une approche territoriale pour l’usage optimal des ressources, du niveau européen (cité plusieurs fois dans le projet d’avis, à juste titre) au niveau régional (le plus opérationnel).
  • engager des concertations avec les parties prenantes afin d’anticiper les évolutions induites par l’essor de la bioéconomie.

*L’avis a été adopté avec 163 votes pour, 0 contre, 9 abstentions.

Partager cet article avec :