Le californien Calysta va industrialiser sa technologie au Royaume-Uni

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Les études de faisabilité ont été réalisées par Calysta.
Les études de faisabilité ont été réalisées par Calysta.

C’est à Teesside dans le Nord de l’Angleterre, dans les locaux de CPI (Centre for Process Innovation), que Calysta s’apprête à industrialiser son nouveau procédé de production de la protéine FeedKind. Ce nouvel ingrédient alimentaire pour poissons vie à réduire l’utilisation de farine de poisson dans l’industrie de l’aquacole, alors que celle-ci est attendue en croissance de 50% au Royaume-Uni d’ici à 2020.

Une subvention gouvernementale britannique

La société californienne, à travers sa filiale Calysta UK, bénéficiera même d’une « subvention conditionnelle » jusqu’à 2,8 millions de £ du gouvernement britannique au titre de l’Exceptional Regional Growth Fund (eGRF) pour le développement d’une unité pilote. Pour l’heure, la société n’a réalisé que les études de faisabilité. Ce montant participera à l’enveloppe plus globale de 30 millions de £ sur dix ans qui lui sera nécessaire pour industrialiser son procédé et mettre sur le marché son produit FeedKind.

Concurrence entre les démonstrateurs européens

Alan Shaw, Ph.D., président et PDG Calysta a déclaré : « La subvention eRGF est un important signe de confiance de la part du gouvernement britannique. Après avoir étudié des localisations potentielles à travers l’Europe, nous sommes impatients de construire la première installation industrielle de Calysta à Teesside ». En Europe, il existe quatre autres grands centres de démonstration du même type qui sont installés en France (ARD), en Allemagne (Leuna), en Belgique (Biobased Europe) et aux Pays-Bas (BPF).

La technologie de Calysta est basée sur une fermentation de gaz en C1 (principalement du méthane) par l’usage de biocatalyseurs. La société parle de technologie « Gas to chemicals ».

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