L’Association chimie du végétal fête ses cinq ans à Lille

Partager cet article avec :

L’Association chimie du végétal (ACDV) vient de fêter ses cinq ans. Pour l’occasion, elle a réuni à Lille, sur le territoire du pôle de compétitivité Maud, une centaine de personnes, parmi ses adhérents ou partenaires. Christophe Rupp Dahlem, président de l’association depuis sa création, a rendu hommage aux 5 membres fondateurs : le pôle IAR, les entreprises Rhodia et Roquette et les associations professionnelles UIC (Unions des Industries Chimiques) et Usipa (Union des Syndicats des Industries des Produits Amylacés et de leurs dérivés). Au fil des années, ils ont été rejoints par 44 autres entreprises ou organisations pour atteindre 49 adhérents. L’objectif de départ qui visait à réunir une cinquantaine de membres a été atteint. Ces membres ont la particularité de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur de la chimie du végétal. De l’amont agricole, avec par exemple Unigrains ou Tereos-Syral, à l’aval avec Seb ou Michelin, en passant par des industriels de la chimie, des entreprises agroindustrielles, des ingénieristes ou des associations professionnelles et pôles de compétitivité. L’ACDV a globalement contribué à mettre en contact deux mondes qui s’ignoraient, celui de l’agroindustrie et celui de la chimie, créant une véritable dynamique de filière autour de la chimie du végétal.

Les missions de l’association reposent sur trois piliers : la communication, le lobbying et la réglementation. Christophe Rupp Dalhem a insisté sur le fait que ces missions sont complémentaires de celles des pôles de compétitivité et des IEED (Pivert ou Ifmas), davantage axés sur la recherche, l’innovation et la formation. Pour mener à bien ses missions, l’ACDV s’est dotée depuis ses débuts de groupes d’experts. Ils sont aujourd’hui au nombre de six : normes et références, analyse de cycle de vie, veille technico-économique, réglementation et incitations, communication et polymères végétaux (dernier en date). L’une des réalisations les plus visibles est la création d’un indicateur des produits biosourcés qui va permettre de préparer les travaux d’une future norme européenne et peut-être par la suite mondiale.

Pour la période 2012-2014, le président a mentionné six thèmes prioritaires autour de la biomasse, la chimie du végétal dans la PAC, la normalisation, les objectifs d’incorporation, la préférence des produits biosourcés et la subvention des premières unités industrielles. Ces priorités, en particulier l’aide à la première industrialisation, seront abordées en présence du ministre Arnaud Montebourg en février à Lyon à l’occasion d’une prochaine réunion du comité stratégique de filière chimie et matériaux.

 

 

Partager cet article avec :