Lancement du projet collaboratif Algraal piloté par Seppic

Partager cet article avec :

Seppic, filiale d’Air Liquide spécialisée dans les ingrédients innovants pour la cosmétique, annonce le lancement du projet collaboratif Algraal. Retenu comme projet d’excellence par la Direction Générale de la Compétitivité de l’Industrie et des Services (DGCIS) dans le cadre du 16ème appel du Fond Unique Interministériel (FUI), Algraal a pour objectif de développer une nouvelle source de production d’alcool gras et d’émulsionnants d’origine algale pour l’industrie cosmétique. D’une durée de 3 ans, le projet réunit 4 partenaires industriels : Seppic (chef de file), Fermentalg (spécialiste des microalgues), La Mesta (société de synthèse à façon), Vegeplast (spécialiste de la transformation des bioplastiques) et 3 partenaires publics : l’Université du Havre, l’INP/ENSIACET et l’INRA.

Ce projet labellisé auprès des pôles de compétitivité Agrimip, Trimatec, Pass et Cosmetic Valley, bénéficie d’un financement de 1,5 million d’euros accordé par le FUI, les collectivités régionales et territoriales.

Pour un sourcing local de matières premières

Aujourd’hui, Seppic propose déjà des gammes d’émulsionnants à 100% biosourcés comme le Sepiclear, récemment lancé. Ce type de composé est obtenu par combinaison d’un alcool gras dérivé de ricin, source exotique, et de sucre dérivé du blé. L’utilisation de microalgues pourrait permettre de produire des alcools gras localement, pour une production d’émulsionnants 100% made in France. Dans une première phase, Fermentalg fournira une huile algale, puis La Mesta la transformera en alcool, en utilisant son outil d’hydrogénation en continu Raptor. Vegeplast récupérera de la biomasse algale résiduelle pour la transformer en biomatériaux. Enfin, Seppic produira les nouveaux émulsionnants dérivés d’algues.

« Créer et développer une matière première « verte » et « durable » dans la fabrication des alcools gras et des émulsionnants constitue un enjeu majeur pour répondre aux nouvelles attentes des acteurs du marché et des consommateurs » ajoute Seppic. Dans ce projet, le chimiste, dont les sites de production français sont implantés à Castres (81) et à Pontrieux (22), a déjà reçu le support de certains clients comme Clarins ou Yves Rocher, prêts à utiliser cette nouvelle matière première dans leurs formulations produits.

Axée sur la chimie verte et la chimie du végétal, l’activité de R&D mobilise 15% des effectifs de Seppic et représente un investissement de 4% du chiffre d’affaires. Seppic dépose entre 10 et 15 demandes de brevet par an et dispose d’un portefeuille comprenant plus de 140 familles de brevets.

Partager cet article avec :