Chimie du végétal : L’ACDV a tenu sa sixième assemblée générale

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L'ACDV bénéficie d'un fort soutien de ses adhérents.
L’ACDV bénéficie d’un fort soutien de ses adhérents.

Le 16 mai dernier s’est tenue à La Défense la 6e assemblée générale de l’Association Chimie du végétal (ACDV), sous la conduite de son président Christophe Rupp Dahlem. Cet événement a réuni une cinquantaine de personnes, adhérents ou parties prenantes, qui ont tous pour projet de contribuer au développement d’une industrie chimique sur base végétale, sur le territoire français. L’ADCV compte pour l’heure une cinquantaine de membres parmi des industriels des agro-ressources, de la chimie française et des industries plus en aval.

Travailler sur le contenu biosourcé

La chimie du végétal ne pourra pas se développer sans être en mesure de garantir le contenu biosourcé de ses produits dérivés, pour éviter toute tentation de green washing. C’est ainsi que depuis ses débuts, en direct ou via ses adhérents, l’association a travaillé sur une méthode de détermination de la teneur biosourcés (mesure du carbone 14 couplée à une analyse élémentaire). Elle l’a ensuite portée au niveau européen dans les groupes de normalisation CEN. Des tests pilotes sont maintenant en cours dans le cadre du programme européen FP7 « Open Bio » pour en évaluer la robustesse.

Par ailleurs, faire de la chimie du végétal, n’offre pas la garantie d’une innocuité pour l’environnement. D’où l’ambition de faire avancer les pratiques d’Analyse de cycle de vie (ACV). C’est ainsi que sur la période 2013-2014, l’association va consacrer 60 000 euros au financement d’un nouveau guide méthodologique, réalisé par la société EVEA. Parallèlement, le consultant Hugues de Cherisey s’est vu confier une étude sur la mobilisation des ressources, une question récurrente en particulier du côté des industriels de la chimie qui souhaitent diversifier leurs matières premières au delà du fossile. « Le développement futur de la chimie du végétal peut se positionner entre des scénarios variés, qui restent à établir en détail » analyse le consultant. « Elle pourra rester un consommateur modeste de bioressources ou, au contraire, prendre une grande ampleur, en fonction en fonction tant des marchés que de son rôle collectif vertueux pour l’environnement qui pourrait être favorisé par des politiques publique ». Dans le premier cas, les ressources ne seraient pas limitantes. Dans le deuxième cas, elles deviendraient un véritable enjeu, variable en intensité selon les régions du globe.

La nécessité d’une feuille de route pour la bioéconomie 

Outre ces chantiers, Christophe Rupp Dahlem a présenté les objectifs de son association pour la période 2014-2015. Il a évoqué la nécessité de travailler sur une vision chiffrée de la chimie du végétal en France. « Quel est son chiffre d’affaires, ses effectifs et son poids dans l’économie du pays ? » a-t-il commenté. Parmi les autres projets, il a cité la volonté de développer des relations avec les marchés aval et de participer à l’émergence d’une feuille de route sur la bioéconomie en France. La chimie du végétal est un des volets de cette bioéconomie qui couvre tous les débouchés de la biomasse : alimentaire, industrie et matériau.  « Des discussions sont en cours pour avoir un document unique et fédérer les initiatives » explique le président. Enfin, Christophe Rupp Dahlem a signalé le coup d’envoi de la deuxième édition du grand congrès Plant Based Summit (PBS), co-organisé par l’ACDV et le groupe Infopro-digital. Il se tiendra du 8 au 10 avril 2015 au Grand Palais de Lille, un site qui permettra de soutenir son expansion européenne. La barre est fixée à 700 participants, contre 550 en 2013.

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