La technologie de Biométhodes au cœur d’une bioraffinerie de 50 M€

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Spécialiste du bioraffinage de biomasse de seconde génération, Biométhodes qui sera bientôt rebaptisé Arbiom, est en passe de construire sa première unité industrielle dans les Vosges. C’est une grande nouvelle pour cette société française qui a fait ses débuts au Genopole d’Evry en 1997, mais avait dû se tourner ces derniers mois vers les Etats-Unis pour accélérer son développement. C’était sans compter sur l’acharnement de la direction qui a fini par intéresser le groupe papetier Norvégien Norske Skog, installé à Golbey dans les Vosges, avec le plus important site de production de papier journal d’Europe de l’Ouest. Ensemble, les deux entreprises viennent de créer la société de projet BioSkog, dans l’optique de construire sur ce site vosgien des installations de bioraffinerie qui convertiront des coproduits de l’industrie papetière et certaines essences de bois en composés élémentaires de la chimie, destinés à se substituer aux molécules d’origine fossile.

Des partenaires aval pour la conversion du sucre 2G en molécule

Cette bioraffinerie, d’une capacité de transformation d’au moins 40000 t/an de biomasse forestière par an, sera constituée d’installations utilisant la technologie développée par Biométhodes pour la production de sucre fermentescible et de lignine et d’un partenaire aval (ou plusieurs), pour la transformation de ce sucre en molécules d’intérêt, dont le nom sera dévoilé dans les 9 mois.

BioSkog aura aussi la charge de lever des fonds pour financer le projet, évalué à 50 millions d’euros, avec la participation attendue de Norske Skog, du futur Arbiom, du ou des partenaires aval qui seront dévoilés dans les 9 mois et des acteurs publics. Selon le suivi du calendrier, cet ensemble industriel pourrait démarrer dès 2018 avec un effectif d’une quarantaine de personnes.

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