La Californie plus favorable au biodiesel

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Kristell Guizouarn est présidente d'Esterifrance (c) Bruno Clergue
Kristell Guizouarn est présidente d’Esterifrance        (c) Bruno Clergue

Esterifrance, syndicat professionnel français des producteurs d’esters méthyliques d’huiles végétales, de graisses animales et d’huiles usagées, rapporte qu’aux Etats-Unis, l’Agence pour la qualité de l’air de Californie (California Air Resources Board, CARB) a adopté un nouveau standard, accompagnant l’évolution de sa réglementation sur les carburants. Selon ce nouveau Low Carbon Fuels Standard (LCFS), le biodiesel offre la meilleure efficacité carbone par rapport aux autres carburants liquides. L’étude réalisée par la CARB établit en effet que le biodiesel réduit les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 50 %, un chiffre pouvant atteindre 81 % si l’on compare son efficacité carbone à celle des carburants fossiles qu’il remplace.

Une prise en compte l’ensemble du cycle de vie du biodiesel

Pour Esterifrance, ces résultats sont d’autant plus importants que le modèle utilisé par la CARB prend en compte l’ensemble du cycle de vie du biodiesel, de l’amont agricole à l’aval industriel, sans oublier les étapes de raffinage et de transport. Le modèle tient également compte de l’impact lié au changement indirect d’affectation des sols (ILUC) pour la production de biodiesel et de biocarburants. « Il s’agit d’une évolution majeure qui doit être prise en compte dans le développement des biocarburants renouvelables en France et en Europe. Alors que le biodiesel reste l’une des seules sources de carburant liquide pouvant se substituer facilement aux carburants fossiles, l’Europe pourrait ne pas atteindre l’objectif qu’elle s’est fixé de 10 % d’énergies renouvelables dans les transports à horizon 2020 si elle ne reconsidère pas sa position vis-à-vis du biodiesel » estime Kristell Guizouarn, présidente d’Esterifrance.

Esterifrance rappelle qu’en Europe, une nouvelle étude modélisant le changement d’affectation indirect des sols (ILUC) devrait être publiée sous peu. Elle pourrait servir de base à la révision de la directive ILUC prévue en 2017, et contribuer à la définition de la future politique européenne des biocarburants pour la période post-2020. « Cette étude revêt ainsi une importance majeure pour les filières française et européenne des biocarburants » estime Esterifrance.

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