Iso-Ingénierie déploie une offre pour les acteurs de la biomasse

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Spécialisé dans le conseil et l’expertise pour de nombreux secteurs industriels, la société Iso-Ingénierie propose depuis environ 3 ans une offre spécialement dédiée au monde de la valorisation de la biomasse. Le cabinet s’est fait une spécialité dans l’aide à la réalisation de dossiers réglementaires, en particulier  les dossiers de demandes d’autorisation d’exploiter ou DDAE qui s’inscrivent dans le cadre de la législation ICPE (Installation classée pour la protection de l’environnement). « En France, de nombreux projets autour des énergies renouvelables et de la valorisation de la biomasse voient le jour » explique Thomas Portejoie, directeur de l’agence Rhône-Alpes, évoquant des projets autour de la production de biocarburants, de biogaz par méthanisation, de valorisation énergétique de la biomasse dans  des chaudières… Or toutes ces installations peuvent présenter un risque pour l’environnement et requièrent un encadrement réglementaire de type ICPE. Le fait d’utiliser de la biomasse comme matière première n’y change rien.

En revanche, les études de dangers et les études d’impact sanitaire, qui vont constituer le cœur des DDAE, vont présenter des particularités, par rapport aux études réalisées pour des procédés chimiques classiques. « Les procédés sont assez nouveaux et de nature différente », constate le dirigeant.  Pour ce qui est des procédés de méthanisation, la fermentation de déchets par les bactéries est une opération qui s’effectue dans des conditions douces. En revanche, dans la production de biocarburants, les procédés sont conduits à pression et températures plus élevées dans des conditions plus proches de celles de l’industrie chimique ou pétrolières. Par ailleurs, les produits issus de la biomasse, sont en général moins toxiques que les produits chimiques classiques, mais les procédés de séchage de la biomasse ou de compostage des déchets présentent souvent des odeurs désagréables. Et dans le cas de la méthanisation, le produit de la réaction, le biogaz, est inflammable et peut présenter un certain danger lors des phases de purification et de stockage. « Nous nous sommes positionnés sur ces sujets et nous commençons à avoir une certaine expérience, notamment dans la réalisation des analyses de risques APR / HAZOP où des modélisations de phénomènes dangereux qui sont demandées dans les études de danger » ajoute Thomas Portejoie qui estime qu’une bonne connaissance du monde de la biomasse et des biocarburants associé à un savoir-faire dans l’industrie chimique et pétrolière est un atout de poids pour accompagner au mieux les industriels du secteur dans la réalisation de leurs dossiers réglementaires.

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