Invista et Arzeda développent un butadiène biosourcé

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Invista Technologies, l’un des plus grands fabricants intégrés de polymères et de fibres, principalement pour des applications dans le nylon, le spandex et le polyester, et la start-up de Seattle Arzeda annoncent une collaboration pour le développement de nouvelles technologies pour produire des produits biosourcés. L’accord réunit les compétences technologiques complémentaires de chacun : celles d’Invista en biotechnologie et catalyse, et sa connaissance de l’industrie chimique, et les compétences d’Arzeda en biologie de synthèse et conception de nouvelles enzymes par ordinateur. Cet accord va pouvoir déboucher sur le co-développement d’une plate-forme technologique, pour la découverte de nouveaux bi-procédés qui conduiront à de nouvelles gammes de bioproduits.

Un intérêt pour le bio-butadiène
Les partenaires vont cependant démarrer par le butadiène biosourcé. Ce composé intéresse particulièrement Invista car il est l’un des intermédiaires clés de l’adiponitrile, lui-même intermédiaire de l’hexaméthylène diamine qui entre dans la composition du PA-6,6 (nylon).
« Alors que nous cherchons des solutions innovantes pour augmenter l’offre mondiale de butadiène, nous croyons que l’élaboration d’un itinéraire biosourcé à un coût compétitif va permettre de sécuriser les approvisionnements et de réduire la volatilité des prix », a déclaré Bill Greenfield, vice-président exécutif de Invista Intermédiaires nylon. « Nous sommes ravis que Invista, un leader mondial des fibres, des résines et des produits chimiques intermédiaires, avec un palmarès d’innovations dans le domaine des produits chimiques ait choisi Arzeda pour sa capacité à concevoir des enzymes et sa plate-forme de biologie synthétique », a ajouté Alexandre Zanghellini, co-fondateur d’Arzeda.

A noter que la start-up américaine n’est pas la seule à travailler sur des voies métaboliques de production de butadiène par biologie synthétique. La start-up française Global Bioénergies et sa consoeur américaine Genomatica sont aussi sur les rangs.

Le butadiène fossile, dont l’une des principales application reste l’industrie des caoutchouc, pourrait être amené à manquer dans les années futures avec l’alimentation de vapocraqueurs à partir de gaz au lieu de naphta.

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