Innoveox va installer une unité en France en dermo-cosmétique

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La première installation d'Innoveox à Lacq.
La première installation d’Innoveox à Lacq.

Innoveox, fournisseur de solutions pour le traitement et la valorisation des déchets industriels spéciaux selon la méthode d’oxydation hydrothermale en milieu supercritique, a signé un contrat de prestation de service de 5 millions d’euros sur cinq ans avec l’un des principaux groupes français en dermo-cosmétique, membre de la Cosmetic Valley. Il prévoit l’installation d’une unité en France pour le traitement de déchets des univers pharmaceutiques et dermatologiques. Elle permettra notamment de recycler 100% de l’eau propre contenue dans la matière résiduelle de ces effluents. Il s’agira de la première unité d’Innoveox installée sur le territoire français, si l’on exclut son unité de Lacq qui avait été construite pour tester une quinzaine de déchets de typologie différente. Les parties se sont d’ores et déjà entendues sur les termes principaux du contrat et finalisent actuellement la capacité définitive de la machine qui sera déployée. « La primeur de l’annonce définitive du contrat sera laissée à cette belle entreprise, qui exporte dans de nombreux pays, et dont l’image est très attachée à l’environnement, la RSE et l’économie circulaire » indique Jean-Christophe Lépine, président d’Innoveox.

Dégrader les déchets

Développée en collaboration avec le CNRS, la technologie repose sur la dégradation des molécules organiques dans l’eau à haute température (supérieure à 374°C) et à pression élevée (au delà de 220 bars). Dans ces conditions, l’eau est capable de solubiliser n’importe qu’elle molécule organique. Par injection d’oxygène, il devient alors possible d’oxyder 99,9% des déchets introduits en ne générant à la sortie du procédé que de l’eau propre et du gaz carbonique. « Dans ces conditions, nous sommes en mesure de dégrader l’acide acétique, la molécule la plus résistante à l’oxydation à 540°C, ce qui nous permet de ne pas dépasser le pallier des 800°C à partir duquel on observe des recombinaisons de molécules », précise l’entreprise.

 

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