Hawaï va transformer ses papayes en produits biosourcés

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Le gouverneur Abercrombie (2e à gauche) entouré de représentants du DKI-PBARC et de BioTork.
Le gouverneur Abercrombie (2e à gauche) entouré de représentants du DKI-PBARC et de BioTork.

L’État américain d’Hawaï a récemment adopté une loi pour aider au financement d’un projet « zéro déchet » qui doit transformer des résidus et déchets agricoles ou des cultures énergétiques en biocarburants économiquement et écologiquement durables et en co-produits à haute valeur ajoutée comme des protéines. Le ministère du Budget et des Finances de l’Etat est maintenant autorisé, avec l’approbation du gouverneur Neil Abercrombie, à octroyer des aides jusqu’à 50 millions de dollars pour la conception, la construction et l’exploitation d’installations commerciales gérées notamment par BioTork Hawaii, filiale de la société de BioTork LLC basée à Gainesville en Floride et qui travaille en étroite collaboration avec l’organisme Daniel K. Inouye Pacific Basin Agricultural Research Center (DKI-PBARC).

Une biomasse abondante

Situé sur le Tropique du Cancer, l’archipel hawaïen produit de la biomasse en abondance à travers ses cultures de papayes, de mangues, de patates douces ou de canne à sucre, ou sa végétation naturelle constituée d’arbres à croissance rapide comme l’albizia. Ces végétaux et tous leurs résidus sont susceptibles d’être valorisés en produits à plus forte valeur ajoutée plutôt que d’être brûlés, enterrés ou utilisés comme engrais.

L’État d’Hawaï précise qu’il a d’ores et déjà investi 4,8 millions de dollars pour soutenir la recherche dans ce domaine. Le 31 juillet, le gouverneur Abercrombie avait notamment présenté un chèque de 1,6 M$, s’ajoutant à une première aide de 200 000 $ pour soutenir un projet de démonstrateur dans la ville d’Hilo (île d’Hawaï) visant à transformer des déchets la culture de papaye. Ce projet étant la dernière étape avant la construction d’une unité industrielle.
« L’adoption de ce projet de loi renforce considérablement les efforts de BioTork à Hawaï. Cela démontre l’attractivité et le potentiel de notre technologie, qui est axé sur la bioconversion de déchets agricoles, en produits à plus grande valeur ajoutée » a déclaré Eudes de Crécy, président de BioTork, dont la société travaille depuis 2010 à la mise au point de microorganismes non-OGM pour la conversion de biomasse dans des environnements hétérotrophes.

 

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