Global Bioenergies : l’isobutène biosourcé compatible avec l’oxydation chimique

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La société de biotechnologie industrielle Global Bioenergies a annoncé la validation de tests d’oxydation chimique sur son isobutène biosourcé. Dans le cadre du projet BIOMA+ initié en 2013, le groupe a fourni de sa molécule produite par procédé fermentaire au chimiste Arkema pour la production de méthacrylate de méthyle, monomère du PMMA (verre acrylique). Il s’avère que l’intermédiaire de Global Bioenergies « permettait d’atteindre les même performances en termes de sélectivité et de rendement que l’isobutène dérivé du pétrole ». « Après la dimérisation vers l’isooctane, produit dans le contexte de notre partenariat avec Audi, l’oxydation est la deuxième réaction à être validée pour l’isobutène fermentaire », commente Marc Delcourt, directeur général de Global Bioenergies. Avant de compléter : « L’arbre-produit de l’isobutène comprend de nombreuses autres branches, dans les polymères, la chimie fine, les cosmétiques, etc. La production récente de nos premiers lots d’isobutène haute pureté nous permettra de nous engager dans ces branches et offre la perspective de nombreux accord industriels dans les mois à venir ». D’ailleurs, les premiers lots de cet isobutène renouvelable haute pureté ont été livrés au producteur d’élastomères Arlanxeo en avril 2016.

Global Bioenergies en pleine phase d’industrialisation

La société de biotechnologie industrielle déploie actuellement son procédé de production de bio-isobutène à échelle industrielle. Il est actuellement en train de finaliser son démonstrateur sur le site de Leuna (Allemagne), pour lequel il a reçu des skids de purification permettant d’envisager un démarrage de production d’ici à la fin de l’année. En avril 2016, il a annoncé que sa première unité industrielle de production sera implantée à Bazancourt-Pomacle dans la Marne. D’une capacité de 50 000 t/an, elle devrait être opérationnelle en 2018. Les premiers lots de cette unité de production seront testés par le groupe cosmétique L’Oréal, qui s’est engagé dans le projet jusqu’en février 2020.

 

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