Global Bioenergies : le projet BioMA+ n’est pas affecté par le cours du pétrole

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Marc Delcourt, président de Global Bioenergies.
Marc Delcourt, président de Global Bioenergies.

Le procédé de production d’isobutène biosourcé par voie fermentaire de Global Bioenergies serait concurrentiel « sur certains marchés spécifiques correspondant à plusieurs usines, dès 50 $ par baril » vient d’annoncer Marc Delcourt, président de la société. Aussi le dirigeant estime que le contexte actuel d’un pétrole à bas coût n’affecte pas les fondamentaux de son entreprise ni à court ni à moyen terme. Et ce d’autant plus que l’échelle commerciale est prévu en 2017-2018. A cet horizon, le marché du pétrole aura vraisemblablement retrouvé son équilibre, alors que l’offre est aujourd’hui en large excédant par rapport à la demande.

Pour l’heure, son projet BioMA+, financé par le programme Investissements d’Avenir et portant sur la définition d’une filière de conversion de végétaux en acide méthacrylique, en passant par l’isobutène, avance selon son calendrier. Une étape clé vient d’être franchie, déclenchant un versement de 1,7 M€ de l’Ademe, correspondant pour un tiers à une subvention, et pour les deux autres tiers à une avance remboursable.

Un pilotage sur le site agro-industriel de Pomacle-Bazancourt

Rappelons que ce programme, annoncé en 2013, représente un financement de 5,2 M€ dans le cadre d’un consortium réunissant Arkema et le CNRS autour de Global Bionergies. La société avait annoncé en 2014 la réception d’un premier versement de 600 k€, sur le total de 4 M€ lui étant directement alloué. Ce montant avait permis la mise en service un pilote industriel en novembre 2014 sur le site agro-industriel de Pomacle-Bazancourt. C’est la société ARD, affiliée au sucrier 
Cristal Union, qui est en charge de son exploitation et mène maintenant des essais de fermentation mimant l’exploitation à pleine échelle de manière hebdomadaire.

Selon Tony Genovesi, directeur du programme BioMA+ chez Global Bioenergies : « Le procédé s’acclimate bien à cet environnement industriel, pourtant radicalement différent de celui du laboratoire dans lequel nous avons évolué jusqu’à présent : nous avons produit plus d’isobutène ces trois derniers mois que lors des cinq années précédentes !  ».

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