Global Bioenergies adapte son procédé au saccharose

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Global Bioenergies
La recherche de Global Bioenergies est abritée au Genopole d’Evry.

Global Bioenergies a annoncé avoir adapté son procédé bio-isobutène à l’utilisation du saccharose. Depuis 2008, Global Bioenergies a développé un procédé permettant de produire cette molécule à partir du glucose, ressource industrielle dérivée des céréales (maïs, blé), de pommes de terre ou du manioc. Basée sur la bactérie Escherichia coli, la mieux adaptée aux travaux de biologie synthétique, la technique consiste à implanter une voie métabolique de production d’isobutène dans ce microorganisme. Pour l’adapter au saccharose, ressource que l’on retrouve dans la betterave ou la canne à sucre, Global Bioenergies a indiqué avoir modifié sa souche de production par une approche de biologie synthétique.  « Avoir en main une souche robuste adaptée au saccharose marque une étape cruciale dans notre démarche de diversification des ressources utilisables par nos procédés. Cette approche est indispensable pour permettre le déploiement global de nos technologies. Alors que le glucose constitue la principale ressource en Amérique du Nord, le saccharose est abondant en Europe et en Amérique du Sud », détaille Marc Delcourt, président directeur général de Global Bioenergies.

Une usine d’isobutène à l’horizon 2018

L’objectif à long terme de l’entreprise reste la construction et l’exploitation de la première usine commerciale de bio-isobutène. En mai dernier, Global Bioenergies s’est associé à Cristal Union pour construire le premier site de ce type sous le nom d’IBN-One. Basée en France, l’usine entend convertir chaque année du saccharose de betterave en 50 000 tonnes de bio-isobutène. « Pour ce projet en particulier, développer une souche de production acceptant le saccharose constituait une étape clé », indique l’entreprise. L’usine devrait être opérationnelle dès 2018.

Camille Boulate

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