Genomatica produit du butylène glycol par fermentation

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Connu pour le développement de procédés de production de deux intermédiaires : le Bio-BDO (1,4-butanediol) et plus récemment de Bio-BDE (butadiène), la société américaine Genomatica s’intéresse désormais à une molécule de spécialité, le Bio-BG (butylène glycol ou 1,3-butanediol). Elle a développé un nouveau procédé, baptisé GENO BG, qui a d’ores et déjà permis de produire des échantillons pour des clients dans le domaine des produits de soin. Le procédé est même en phase de pilotage dans un fermenteur de 85000 litres.

Genomatica rappelle que le butylène glycol est en alcool en C4 qui est utilisé en cosmétique comme humectant pour maintenir la teneur en eau d’un cosmétique dans son emballage et sur la peau, et comme agent masquant pour réduire ou masquer l’odeur de base et/ou l’arôme d’un produit.

S’affranchir de l’acétaldéhyde

Dans sa version fossile, il est synthétisé à partir d’acétaldéhyde (réaction d’aldolisation), produit toxique, irritant et cancérigène dont l’industrie cherche à s’affranchir.

En revanche, le procédé de Genomatica est basé sur la fermentation de matière première végétale, selon un design simple qui peut être déployé à grande échelle. Il permet aussi d’accéder à un produit de grande pureté. Ces qualités ont valu au procédé de Genomatica une place parmi les finalistes de l’ICIS Innovation Awards 2017, qui révèlera son palmarès en octobre.

Par ailleurs, Genomatica se félicite d’avoir pu développer un procédé (GENO BG) dans des temps record, encore plus rapidement que son procédé GENO BDO, licensié à Novamont. En juin dernier, le groupe italien avait officiellement confirmé que sa nouvelle unité de Bottrighe en Italie remplissait toutes les garanties de performances techniques et économiques promises par Genomatica, un an et demi après sa mise en service.

Cette accélération, Genomatica la doit probablement à son accord passé avec Ginkgo Bioworks. Démarrée en octobre dernier, cette collaboration avec un grand nom de la biologie de synthèse devait « offrir plus rapidement des solutions basées sur la biologie pour des intermédiaires chimiques à hauts volumes et pour des produits de spécialité ».

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